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Phil Campbell & the Bastard sons, We’re the Bastards.

Deux ans après The age of absurdity, Phil Campbell et ses Bastard sons reviennent chatouiller nos petites cages à miel. Ce nouvel effort s’intitule We’re the Bastards.
L’ancien guitariste de Motorhead est toujours accompagné de ses trois fils prénommés Tyla, Todd et Dane ainsi que du chanteur Neil Starr.

Un album de 13 morceaux, résolument rock et qui ne fait pas dans la dentelle !
We’re the Bastards, morceau qui donne son titre au LP, allume le feu d’entrée de jeu. Phil et ses Bastard sons veulent nous faire passer le message qu’ils sont bel et bien de retour, espérant qu’on ne les a pas oublié.
La tension, déjà pourtant élevée, monte d’un énorme cran jusqu’à s’emballer même sur Son of a gun tout comme Promises are poisons. Le rythme est à son maximum, intense et virevoltant, agrémenté d’accrocheurs et tonitruants riffs de guitare.
Born to roam offre une accalmie salutaire aux oreilles sensibles, démarrant sur un air de guitare sèche. Born to roam est une compo planante, parsemée de blues, un morceau que Joe Bonamassa aurait très bien pu interpréter car plusieurs standards de ce bluesman pathenté commencent de la même façon.
Phil Campbell fut membre de Motorhead et sait nous le rappeler, l’eussions-nous oublier : on ne renie jamais son passé, même au sein d’une nouvelle formation. Animals, à l’instar de Son of a gun et de Promises are poison, dépote sa race comme dirait l’autre et bouscule tout sur son passage.
Retour aux intonations blues avec Bite my tongue mais surtout Desert song sur lequel s’invite un harmonica. On se croirait dans les vastes étendues désertiques de l’Ouest américain, de la Californie à l’Arizona en passant par le Névada.
We’re the Bastards ne manque pas de morceaux aux riffs de guitare énergiques, preuve en est sur Riding straight to hell, Hate machine ou encore Keep your jacket on, sans parler du très court mais intense Destroyed où Phil et ses Bastard cassent littéralement la baraque !
Influences Bush/Gavin Rossdale avec Lie to me, compo au rythme lent mais sur laquelle les guitares rugissent et crachent inlassablement.
L’album se termine sur la ballade longue durée Waves, laquelle garde néanmoins un côté rock puissant. L’expression « finir en beauté » n’a jamais aussi bien cadré que dans ce Waves, somptueux morceau dont on se demande où et surtout quand il va s’arrêter car on voudrait qu’il dure toujours.

Peut-on véritablement parler de rupture avec la période Motorhead ?
Pour de nombreux morceaux de cet album, la réponse est indéniablement non bien que des compos telles que Born to roam, Desert song, Lie to me et Waves s’attachent à nous démontrer le contraire, se rapprochant davantage du blues.
We’re the Bastards vient grossir les rangs d’une pléiade d’albums bien rock marquant cette fin d’année, toutes les formations s’étant visiblement données le mot.
We’re the Bastards de Phil Campbell & the Bastard sons : l’album qui ne renie pas ses origines  ni son ADN!

Jean-Christophe Tannieres

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