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Deap lips, Deap lips

Deap lips est, comme son appellation l’indique, une association du duo californien Deap vally (Lindsey Troy/Julie Edwards) et de The fleming lips (Wayne Coyne/Steven Drozd).
Cette collaboration improbable entre les deux formations a débouché sur un album tout simplement intitulé Deap lips, à quoi bon se fouler !

Cet album de 10 morceaux nous éloigne totalement du style tapageur auquel nous avaient habitué Deap vally et The flaming lips. Ceux qui s’attendaient à retrouver le blues rock des californiennes ainsi que le rock psyché de Wayne Coyne et Steven Drozd seront bien déçus et se feront rapidement leur opinion sur ce LP, laquelle ne sera sans doute pas reluisante.
C’est vrai qu’on a le droit de changer du style habituel, de faire les choses différemment mais là force est de constater que c’est un vrai plantage en beauté ! Où sont passés le bon gros rock et le blues ? Aux oubliettes, complètement évaporés dans la nature ! Ils font place à des sonorités électro comme sur Not a natural man ou Wandering witches, même si ce dernier revêt davantage un caractère soul.
Déception avec Motherfuckers got to go, morceau décalé et décousu, sans aucune mélodie. Les paroles sont incompréhensibles et on a du mal à suivre le rythme. Sur The pusher, c’est les voix qui laissent à désirer, trop résonnantes et lointaines. On se croirait dans une église ou alors, pour rester dans le contexte, dans une salle de concert bâtie en souterrain.
Des bonnes compos, il y en a tout de même quelques’unes sur ce disque, à l’image de Hope hell high qui est une jolie ballade où l’on reconnaît bien la marque vocale de Deap vally ; le dynamique Home thru hell sur lequel Deap lips donne véritablement l’impression de faire de la bonne musique car voix féminine et guitare sèche sont au diapason.
Citons aussi Love is a mind control, autre belle ballades de cet opus à l’instar de Hope hell high.

Il nous tarde sacrément de retrouver Deap vally et The fleming lips chacun de leur côté et qui plus est dans leurs styles propres. Cette collaboration s’avère être un cuisant échec, une expérimentation au cours de laquelle les deux groupes ont bel et bien sombré dans les abîmes musicaux. Quelle déception, quel naufrage collectif !
Note de 3 sur 10.

Jean-Christophe Tannieres

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