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ANGUS STONE, Broken Brights

Discograph/2012

On pensait que Angus et Julia Stone était indissociables. Il semblerait que le duo ait décidé de prouver le contraire en cet an de grâce 2012.
Alors que Julia Stone fait des infidélités à son frère en s’acoquinant à Benjamin Biolay le temps d’un duo et en offrant une nouvelle production solo (By The Horns), l’aîné s’est penché lui aussi sur un album personnel. Un premier disque solo d’Angus avait déjà vu le jour il y a trois ans sous le pseudonyme de Lady Of The Sunshine. Cette fois-ci, la notoriété aidant certainement, il assume son nom pour offrir un album naviguant entre titre folk et indie, un album qui transpire le goût et l’influence des illustres maitres du genre. On a déjà pu entendre Bird On The Buffalo, un titre folk-rock dans lequel résonne un riff de guitare plein de distortion, qui immédiatement fait penser à Neil Young. La voix si particulière d’Angus est très vite reconnaissable, même si par moment le phrasé et le chant nasal est très proche de Dylan (Apprentice Of The Rocket Man). Mais à côté de ça, le chanteur hirsute démontre qu’il a une véritable patte pour écrire d’efficaces chansons aux arrangements plutôt bien fichus.
Ainsi l’album commence avec River Love, une folk song aux accents celtiques. The Wolf And The Butter se rapproche plus de ce que notre homme a pu faire avec sa soeur, bien qu’étant un véritable titre aux senteurs boisées, plânant au son de l’harmonica. Il en est de même à l’écoute de Monsters, qui n’est pas sans rappeler The Beast, première piste de A Book Like This. Ici, tout le morceau est porté par un air de banjo, instrument qui prend vie entre les mains du barbu. On peut dire qu’avec lui, le banjo vit… Be What You Be est un titre surprenant aux influences tribales, une vraie réussite.
On parlait de Neil Young il y a quelques lignes. Stone nous offre une ballade rock digne du Loner avec Only A Woman. S’inscrivant en longueur, elle est ponctuée par un solo de guitare toujours en mode “distortion”. Ce côté rock qui fait aussi son apparition sur la compo sombre It Was Blue, style dans lequel on avait jamais entendu Angus et où celui-ci fait accompagne une guitare saturée par des cordes angoissantes.
Si on voulait tenter la comparaison entre l’album du frère et celui de la soeur, on pourrait dire que Broken Brights est plus équilibré. Angus Stone sert un album solo certes très référencé, c’est indéniable. Mais celui-ci révèle le talent certain de l’ainé, qui le place en digne héritier des grands maitres folk-rock.

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