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Bloc Party, Anatomy Of A Brief Romance

block party Anatomy Of A Brief Romance

Quatre ans après le somptueux Alpha Games, les Britanniques de Bloc Party sont de retour avec leur septième album, Anatomy Of A Brief Romance. Un album produit par les soins de Trevor Horn, artisan des productions de Frankie Goes To Hollywood, Pet Shop Boys ou encore Grace Jones. Comprenez : un catalogue et un répertoire très 80’s, donc.

Les choses étaient bien parties, mais se sont gâtées

Coming On Strong, premier single dévoilé par Kele Okereke et sa bande, annonçait une livraison de grande qualité de la formation britannique. Les bonnes grattes étaient au rendez-vous, à l’instar d’un Kele Okereke au meilleur de sa forme. Nous étions alors partis pour revivre les grandes heures discographiques de Bloc Party, à savoir celles de Silent Alarm et du moins lointain Alpha Games. Que nenni, car depuis Love Bombs, les choses se sont malheureusement gâtées !

Trop de claviers et de sons redondants qui tournent en rond

Anatomy Of A Brief Romance ne se révèle être qu’une chaîne sans fin de répétitions musicales, signe d’un manque évident d’inspiration des Britanniques. Et surtout, les boucles synthétiques ont de toute évidence pris le pas sur les guitares, comme le prouvent notamment Muscleworks, Love Bombs, bien entendu, et Now We Can’t Be Friends. Un EP ou un album de dix morceaux aurait été largement suffisant plutôt que ce remplissage de quatorze morceaux, dont la plupart demeurent bien loin des grands standards électriques de Bloc Party. Même Alpha Games semble à des années-lumière, et Anatomy Of A Brief Romance à cent lieues de cette réussite musicale remontant à 2022.

Tout n’est pas noir pour autant

Hormis Coming On Strong, Bloc Party tente bien, sur ce septième album, de renouer avec son lustre d’antan, Pigwig et Not Your Problem attestant de cette volonté de sauver l’honneur, à l’image également du très entêtant et électrique Moving On. Quelques belles pièces romantiques telles que Lagoon Blue et Rotherhithe sont aussi à mettre au crédit de Kele Okereke et des siens, venant prouver, s’il en était besoin, que sur Anatomy Of A Brief Romance, tout n’est pas noir pour autant, même si les Britanniques restent bien loin du compte.

Histoire d’une romance

Bien que musicalement fade, ce septième album de Bloc Party évoque un thème grave et lourd de sens, à savoir une relation amoureuse. Une romance intense mais brève vécue par Kele Okereke, dont le récit débute un certain 22 janvier 2022, d’où le titre 22.01.22 figurant en introduction. Une fin de relation marquée, on peut le penser, par Now We Can’t Be Friends : puisqu’il n’y a plus d’amour, nous ne pouvons pas non plus rester amis. Un album qui aurait très bien pu être un projet solo de Kele Okereke si ce dernier n’avait pas souhaité impliquer son groupe malgré tout. Paradoxalement, Kele a tenu à faire d’Anatomy Of A Brief Romance une aventure collective. Accordons-lui au moins ce mérite.

Anatomy Of A Brief Romance : l’album qui ne restera pas dans les annales, mais dont certains morceaux s’écouteront toujours !

Morceaux choisis : Lagoon Blue, Moving On, Rotherhithe, Coming On Strong.

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