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Wytch Hazel, IV : Sacrament

Wytch Hazel, groupe de heavy metal/hard rock britannique, a été formé en 2011 à Lancaster (Grande-Bretagne) sous l’appellation initiale de Jerusalem. Pour un temps éphémère car, très vite, le groupe est contraint de se rebaptiser, Jerusalem existant déjà. Ce sera donc Wytch Hazel, porté à bout de bras par son chanteur et guitariste Colin Hendra ainsi que son batteur Aaron Hay. Tous deux font toujours partie de l’aventure, malgré le renouvellement du line-up. Les deux autres membres actuels du quatuor sont Alex Haslam (Big Al) à la guitare et Andrew Shackleton à la basse.
La carrière discographique de Wytch Hazel a débuté par une série d’EPs dont The Truth en 2012, le passage à l’étape du LP étant franchie en 2016 avec Prélude. S’en sont suivis II: Sojourn (2018), III: Pentecost (2020) et enfin, le dernier né, IV : Sacrament qui vient tout juste de paraître chez Bad Omen Records.

IV : Sacrament, à l’image de ses prédécesseurs, possède une dimension religieuse autant que médiéval, pour ne pas dire gothique. On est guère loin, par ce style heavy metal estampillé 80’s, d’une formation comme Europe. En d’autres temps plus actuels, on pense aussi à Sonata Arctica, Rammstein pour l’aspect musical ou même nos chers suédois de Ghost bien d’actualité.

IV : Sacrament comporte 10 morceaux pleins et d’une rare qualité. Produit par Ed Turner, ce quatrième LP de Wytch Hazel a été enregistré dans une chapelle baptiste perdue au beau milieu de la campagne galloise, reconvertie en studio pour l’occasion.
Dès l’entame des hostilités avec l’excellent “The Fire’s Control”, Wytch Hazel nous embarque dans son univers féerique autant que mystique. Le quatuor britannique distille, par le biais de ses deux guitaristes Colin Hendra et Alex Haslam, de furieux riffs qui font aussitôt mouches. On replonge dans le rock progressif 80’s, voire 70’s, quelque part entre Black Sabbath, Iron Maiden ou Yes.
Et l’émotion dans tout ça, véhiculée par de splendides chœurs accompagnant formidablement la voix de Colin Hendra. “The Fire’s Control”, musicalement et vocalement, nous prend littéralement aux tripes. On se dit alors que IV: Sacrament ne saurait décevoir et ne peut apporter que de la satisfaction. C’est effectivement le cas sur “Angel Of Light” et “Time And Doubt” qui, dans une cadence effrénée, poursuivent cette grandiose messe du rock. La secte Wytch Hazel, dirigée par son gourou Colin Hendra, fait feu de tous bois et se pare, musicalement s’entend, de somptueux atours médiévaux. Le temps de la prière n’est pas encore venu ! Le sulfureux “Strong Heart” et le non moins explosif “A Thousand Years” se chargent de le prouver, le quatuor britannique enflammant leur chapelle de rock bien rentre-dedans, réveillant par la même occasion cette paisible campagne galloise.
Bien que les sonorités rock fassent toujours autant rage, le rythme tend malgré tout à s’apaiser sur les ballades “Deliver Us” et “Endless Battle”. Colin et Alex, flanqués de leurs guitares, donnent de leurs personnes sans compter leurs efforts.
Du même acabit ballades rock, citons aussi le superbe “Digging Deeper” qui atteint 6 minutes 23. Un morceau fleuve où cohabitent, à différentes périodes, heavy metal et pop 70’s influencée Supertramp, une longue plage instru marquant la clôture du morceau comme de l’album.
D’instrumental, il en est encore question avec “Gold Light”, très courte ballade sur laquelle les grosses guitares sont absentes, au même titre que “Future Is Gold”, fantastique bijou de folk.

Avec IV : Sacrament, le quatuor britannique Wytch Hazel signe son album le plus retentissant. Dans n’importe quelle situation, Colin Hendra et ses comparses se fondent fabuleusement dans le décor et dans la masse. Par son rock moyenâgeux, Wytch Hazel apporte la preuve que l’on peut faire du bruit dans les églises sans que cela paraisse choquant !

IV : Sacrament de Wytch Hazel : quand rock sulfureux, religion et ambiances moyenâgeuses ne font qu’un !

Notre sélection : The Fire’s Control, Future Is Gold, A Thousand Years, Digging Deeper.

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