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KISS, le mardi 07 juin 2022, Accor Arena, Paris (75)

On est très content de savoir que c’est The Last Internationale qui ouvre pour Kiss ce soir-là. On avait en effet bien accroché sur ce groupe il y a trois ans au moment de la sortie de leur très bon album « Soul on Fire ». Entre blues incandescent et riffs à la Led Zep, Last Internationale délivre du très bon rock’n’roll. Sur scène c’est évidemment encore meilleur car ce groupe est évidemment taillé pour la scène. Delila Paz semble hyper à l’aise de jouer devant un public aussi important et se le met d’ailleurs très facilement dans la poche. Son chant est superbe, les riffs de guitare dantesques. Un excellent set que l’on aurait aimé plus long. Vivement que le groupe repasse en France en tête d’affiche cette fois.

Kiss assure cette année cette tournée d’adieu 2020 qui avait été reportée à cause du Covid. Les adieux de Kiss c’est quand même quelque chose tant ce groupe a marqué l’histoire du rock.

Les new-yorkais ont toujours été maitres dans la façon de mener un show et l’on constatera une nouvelle fois cela tout au long de la soirée. On suit ainsi les Américains grâce à une caméra placée dans leurs loges juste avant leur montée sur scène. Rien que ce moment donne des frissons. On est dans cette pulsion jouissive du rock’n’roll et de la rock-star que l’on a malheureusement perdu depuis des années. Cette adrénaline Kiss sait encore vous la procurer. L’instant d’après c’est le noir total puis le riff d’intro de « Detroit Rock City » qui là encore donne des frissons. Le son est parfait, puissant sans être trop fort. Le groupe sonne hyper bien et on se dit que l’on va vivre un show dantesque. L’enchainement avec « Shout it loud » et « Deuce » morceau sublime s’il en est et qui près de 50 ans après sa création n’a pas pris une ride, est parfait.

Le groupe nous offre ensuite des titres de sa belle période 80’s : « War Machine », « I love it loud », « Lick it up » parfaitement exécutés et d’autres de sa moins bonne période 80’s : « Heaven’s on Fire », « Tears are Falling » qui se révèlent très bons ce soir-là.

Ce sont quand même les morceaux 70’s qui sonnent le mieux : de « Cold Gin » à « Calling Dr Love » en passant par « 100000 years » (ce riff, mon Dieu ce riff). On ne s’ennuie pas une seconde, le spectacle est superbe, les morceaux parfaitement exécutés et on s’amuse beaucoup lorsque Paul Stanley s’adresse au public avec un sens de l’humour certain.

Puis « God of Thunder » encore un Classique, un de plus devrait-on dire avec Gene Simmons dans son rôle de Dr Jekyll et Mr Hyde. Sur « Love Gun » Paul Stanley traverse Bercy sur une tyrolienne. Le morceau est encore une fois joué à la perfection. « I was made for lovin you » qui suit fait définitivement chavirer Bercy dans l’allégresse. Le groupe achève son set par un impeccable « Black Diamond » avant de quitter la scène.

Le rappel est superbe : un « Beth » joué au piano par Eric Singer, slow magique de Kiss qui invite à la nostalgie de ses belles années 70 avant un « Do You love me » de haute volée et un mémorable « Rock’n’roll all nite », invitation à faire la fête jusqu’à plus soif.

Lorsque Kiss quitte définitivement la scène on se dit que ce n’est pas possible, que cette tournée d’adieu ne doit pas en être une et qu’il faudra supplier le groupe de revenir. Kiss est toujours vivant et bien vivant. Il est impossible qu’un groupe encore aussi bon sur scène ne revienne pas nous saluer une fois encore. We want Kiss.

Pierre-Arnaud JONARD

crédit photo: Benoit GILBERT

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