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LAST TRAIN + JOHNNIE CARWASH, le vendredi 26 novembre 2021, Le Noumatrouff, Mulhouse (68)

Last Train – Noumatrouff – Benoît GILBERT

Après 4 reports de date, Last Train était enfin de retour au bercail ce vendredi 26 novembre 2021. Des réajustements calendaires qui ont bouleversé l’affiche à chaque reprise, jugez plutôt: pour la date initiale du vendredi 27 mars 2020, les Haut-Rhinois devaient être accompagnés de DTSQ. Reporté au 17 septembre, Bandit Bandit était sensé se greffer à cette soirée, lui conférant davantage d’ampleur grâce à un large plateau estampillé Cold Fame. Puis de nouvelles dates tombèrent, l’une au printemps ’21 (le 16 avril) et finalement celle-ci, la bonne! On est en automne 2021. 

 

 JOHNNIE CARWASH

Désormais impossible de tourner avec les Sud-Coréens et entre-temps Bandit Bandit a vu son agenda s’étoffer copieusement… Bref c’est le trio Johnnie Carwash qui fut retenu. Porté par la fraîcheur de la jeunesse, les trois Lyonnais ont déroulé pendant une grosse demi-heure un set excellent. Mariage d’élans brutaux et de motifs pop pouvant rappeler The Pixies ou FIDLAR ou plus globalement un revival grunge, un chant très aigu et fragile comme pioché dans un répertoire country/folk, ces trois-là tiennent une formule captivante qui ne laisse pas insensible.

Après deux singles et deux EPs (à retenir le dernier en date Mom is a punk et son redoutable titre Lazy), ils livreront en janvier prochain leur premier effort Teenage ends. A suivre…

 

 

LAST TRAIN

A bien chercher, cela faisait des plombes que les Last Train ne s’étaient pas produits sur les planches du Nouma; pas de concert ici depuis 2015, c’était alors en  première partie de Triggerfinger, préférant en 2016, 2017 et 2019 ponctuer leurs tournées à rallonge à La Laiterie.

En tout cas ce soir le repère mulhousien est à nouveau comble, une image bien lointaine avec l’épidémie et les musiciens l’ont bien compris depuis la reprise des concerts. La fougue qui leur est caractéristique est au rendez-vous, un jeu de scène et une gestuelle sans retenue, une attitude a l’effet contagieux sur la foule massée dans la fosse qui remue le plus clair du temps au son des titres du soir. De Disappointed à Jane dans une version remaniée (!) en passant par la faussement douce On our knees, la charge est donnée. Oubliés les reports multiples de dates, les morceaux claquent fort ce soir (I only bet on myself) et la foule est bien heureuse.

Sur scène la présence d’un piano a éveillé les curieux dès l’ouverture de la salle. Comme depuis quelques soirées, Jean-Noël Scherrer s’y asseoit ponctuellement pour y interpréter How did we get there?, un nouveau titre pensé par la formation durant ces longs mois de confinement, s’étirant sur près de 20 minutes, rien que ça! Une sacrée claque avec des ambiances nombreuses et offrant un aspect ponctuellement indus (si si! Pour rappel le titre du morceau The fragile était déjà un clin d’oeil à NIN). Au passage, on apprendra que ce titre est aujourd’hui uniquement audible sur scène car le groupe étant en conflit avec son ancien label (Deaf Rock), il n’a jusqu’alors pas le droit de le faire paraître; idem pour le clip déjà dans les tuyaux… un message qui laisse pantois nombre de spectateurs.

Le rappel tient en 2 titres dont l’incontournable et monumental The big picture, véritable lâcher-prise au terme de cette prestation sincère et puissante. Last Train est bien revenu sur sa terre natale pour le plus grand bonheur de ceux qui les avaient quittés en 2015, … Aujourd’hui le groupe a grandi et n’a plus la même envergure qu’alors (deux albums sont parus entre temps, les tournées se sont multipliées, etc), cependant il n’a jamais oublié d’où il venait.

 

Set list Last Train

*Disappointed

*Way out

*On our knees

*A step further down

*I only bet on myself

*Jane / Between wounds

*Leaving you now

*How did we get there?

Rappels

*Dropped by the doves

*The big picture

 

-Mots et crédit photos: Benoît GILBERT

 

 

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