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LAST TRAIN + THE PSYCHOTIC MONKS, le vendredi 08 décembre 2017, La Laiterie – Grande Salle, Strasbourg (67)

Décembre et son charmant calendrier de l’Avent ! Lundi, derrière la porte frappée du 4 se tenaient les IDLES. Nous sommes le 8 et ce sont deux gros chocolats que nous nous mettons sous la dent, The Psychotic Monks et les Last Train tout juste rentrés d’Inde.

 

Le calme et la tempête

Après avoir échangé avec Jean-Noël et Tim des Last Train, je redescends pour assister à la première partie, réservée de longue date aux Moines Psychotiques. Promoteurs d’un rock frénétique, mêlant psyché et sonorités garage, les Parisiens offrent une prestation quasi mystique (Transforming). Mieux, une procession chamanique dans laquelle la transe s’empare successivement des membres du groupe. Essentiellement éclairés à contre-jour, on assiste médusé à la chorégraphie heurtée et géniale de silhouettes hurlantes (Wanna be damned (punk song)).

Parfois agenouillés devant leurs amplis comme devant un autel, les membres chantent à tour de rôle des paroles aux allures incantatoires (It’s gone) qui précèdent un déferlement des sons biscornus et entêtants au rythme d’une batterie démentielle. Une véritable esthétique se dégage avec les sonorités 60-70’s d’un clavier croisant le fer avec des guitares qui, quand elles ne sont pas largement éprouvées, déversent des riffs massifs et monolithiques lorgnant avec le stoner rock (The bad and the city solution). Dans ce mélange décapant de BJM et de Desert sessions, ce concert construit comme une longue montée en tension aboutit au point d’orgue, Every sights. Une pure décharge d’énergie. L’idéal avant l’arrivée du Dernier Train …

 

From India to Strasbourg

Fraichement débarqués d’Asie et pour la troisième année consécutive, La Laiterie accueille les Alsaciens à la même période. Contrairement aux passages précédents, le quatuor est désormais face à la Grande Salle, remplie comme un œuf. C’est donc sur les délicates notes de Chopin que les Last Train font leur entrée avant d’envoyer tout valser avec Weathering, puis le single Cold fever largement repris en chœur par l’assistance. Le concert commence sur un rythme effréné. A demi-caché sous sa capuche, Julien balance ses riffs affûtés comme des flèches, tandis que Tim propose des lignes de basse enrobées de grosse disto. Jean-Noël comme à son habitude chante avec ses tripes et ménage peu son organe vocal (Never seen the light).

Bien que la primeur soit donnée aux mélodies pop ou bluesy (Golden songs), la hargne n’est jamais loin (House of the moon, Fire). De même, des titres comme Jane ou One side road sont propices à des jams remarquables et pleins de fougue créative. Des instants empreints de psychédélisme déluré mais surtout révélateurs de la maturité et de l’aisance scénique du groupe, voire du plaisir partagé par chacun à cet instant précis. Time en est le parfait exemple. Bénéficiant d’une longue intro qui met davantage en lumières les talents d’Antoine Baschung derrière ses fûts, ce dernier module les rythmes pendant des minutes avant que Jean-Noël ne vienne poser les paroles sur cette pièce maîtresse de leur premier album. De son côté, La Laiterie a clairement lâché la bride avec Between wounds : un gros pogo prend place dans la fosse. Idem lorsqu’un pit béant est donné à voir sur Way out; le public est en communion avec les musiciens. C’est le moment idéal selon Jean-Noël pour faire une petite virée en slam.

A l’exemption d’un titre, tout l’album Weathering est passé en revue, ainsi que nombre de morceaux de leurs EPs qui viennent ponctuer un concert de plus d’une heure et demie (Leaving you now, Holy family et Fragile ). Les acclamations sont méritées et généreuses. Le groupe se replit un temps avant de revenir dans le hall d’entrée afin de saluer les fans et d’embrasser les amis. Ce soir fut une fête pour tous.

 

Setlist de The Psychotic Monks

It’s gone

Isolation

Transforming

The bad and the city solution

Wanna be damned (punk song)

Every sights

 

Setlist de Last Train

Nocturne op.9 n°2 (Chopin)

Weathering

Cold fever

Dropped by the doves

Jane

House of the moon

Between wounds

Golden songs

Time

One side road

Way out

Fire

Leaving you now

Rappels

Holy family

Never seen the light

Fragile

 

-Benoît GILBERT

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