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Soul Asylum, Hurry up & wait.

Soul asylum est de retour, quatre ans après Change of fortune et huit après Delayed reaction. Un disque tous les quatre ans, est-ce volontaire ou le simple fait du hasard ? On ne le saura sans doute jamais.
Le combo de Minneapolis emmené par son chanteur et guitariste Dave Pirner nous revient avec son treizième album intitulé Hurry up & wait.

Un opus de treize morceaux qui souffle le chaud et le froid, qui alterne bon gros rock et compos réchauffées sur le modèle Runaway train en 93. Il est vrai que ce tube, extrait de l’album Grave dancers union, a marqué les esprits et demeure, à ce jour, le seul grand standard de Soul asylum mais force est de reconnaître que ce nouveau LP manque cruellement d’originalité.
Avec le remuant The beginning, on se dit pourtant que les américains s’orientent vers le rock pur et dur. The beginning, le commencement de cet album, il fallait la faire celle-là !
If I told you, pompé sur Runaway train, nous détrompe malheureusement sur les intentions de Soul asylum. Make her laugh, ainsi que Here we go et même Social butterfly don’t le rythme varie d’un chouia, suivent un chemin semblable. Soul asylum n’a rien inventé, pire ils plagient leurs propres compos. Peut-être, cher Dave et vos acolytes, serait-il temps d’évoluer et d’enfin laisser derrière vous ce Runaway train qui vous colle tant à la peau. On a tous au moins un jour danser un slow sur ce somptueux morceau mais bon, il faut se renouveler.
L’évolution tant attendue a tout de même lieu sur l’explosif et percutant Got it pretty good, morceau qui surprend agréablement de la part de Soul asylum. On voulait du rock, eh bien en voilà et du bien péchu par-dessus le marché !
Busy signals se révèle un peu moins hard mais a tout de même son lot de trépidance à l’instar de Landmines qui se rapproche davantage du rock à Billy.
Freezer burn et Hopped up feelin’ nous ramènent aussi sec dans les bons riffs de guitares de nos jours. Du bon rock énergique et accrocheur comme on l’aime. Eh oui, même Soul asylum est capable de nous distiller des compositions de cet acabit, qui l’eût cru !
L’état de grâce est hélas de courte durée car on retombe, aussi rapidement qu’on en est sorti, dans cette impression de déjà entendu avec Silent treatment et Silly things.
Entre les morceaux rock et les copies de Runaway train, la superbe ballade Dead letter réussit à se faire une place au soleil. Cette compo n’est pas sans nous rappeler Working class hero de John Lenon et repris formidablement par Green day.

En dépit de ces quelques compos au rock parfois tapageur, Hurry up & wait restera une réelle déception et ne contribuera aucunement, tout comme ses prédécesseurs, à ramener Soul asylum sur le devant de la scène. Pour de nombreuses années encore, les américains demeureront le groupe d’un seul tube, Runaway train pour ne pas le citer. Elle est bien loin cette année 93 !

Note de 3 sur 10.

Jean-Christophe Tannieres

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