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Brendan Benson, Dear life.

Evènement de taille avec le retour en solo de Brendan Benson. Le mot n’est pas trop fort car, en dehors de The raconteurs, l’auteur/compositeur et interprète originaire du Michigan n’avait rien produit depuis sept ans et l’album We were right.
Dear life, nouvel opus de l’américain, est déjà le septième d’une carrière débutée en 96 par One Mississipi et qui s’est poursuivie avec, entre autres, Apalco (2002), The alternative to love (2005) ou encore What kind of world (2012).
Dear life est paru chez Third Man Records, maison de disques d’un Certain Jack White.

Cette septième galette de Brendan Benson se partage entre ballades et compositions plus énergiques, dans le pur style Brendan Benson, celui qu’on lui a toujours connu et que l’on apprécie chez lui. Dear life ne tourne pas en rond, on ne s’ennuie aucunement à son écoute, ce LP nous offrant onze morceaux cultivant une réelle diversité.
On entame lentement les hostilités  avec Good to be alive, compo expérimentale et pour le moins curieuse, loin de ce que nous propose d’ordinaire Brendan Benson. Piano, claviers, voix contrefaite par des ordinateurs, Good to be alive est à oublier bien vite, à bannir même.
L’américain redresse rapidement et définitivement la situation sur I can if you want me to où les guitares rugissent dès le début, tandisque la voix de Brendan s’échauffe. Un morceau qui va crescendo, commençant doucettement pour s’achever de façon explosive.
Les excellents Richest man agrémenté de majestueux chœurs, Freak out et même I’m in love, sans oublier I quit nous rappellent aux bons souvenirs, pas si lointains, de The raconteurs et Help us strangers.
Voilà les véritables compos à la Benson, péchues et musclées, parsemées de géniaux riffs de guitares tant clinquantes que tapageuses et de formidables beats de batterie, naviguant entre David Bowie et les Beatles. Ne manquent plus que Jack White et le reste de la clique !
Il y a aussi les morceaux un peu plus lents tels qu’Evil eyes, Dear life et Half a boy (half a man) où Brendan Benson, vocalement parlant, se montre au sommet de son art et au zénith de sa forme.
AvecDear life l’américain nous ravit, prouvant que même sans les Raconteurs il n’est pas dépourvu de talent. Brendan n’est âgé que de
49 ans et peut encore jouir de belles années devant lui.
Expérimentation musicale entreprise et totalement réussi sur Who’s gonna love you, à l’inverse de Good to be alive qui déçoit. Il y a des innovations qui fonctionnent et d’autres que l’on serait bien inspiré de ne point tenter.

Dans l’ensemble, Dear life se révèle être un album aux compositions bien ficelées et produites. De Richest man à Dear life, d’Evil eyes à Freak out, on surfe d’une ambiance à l’autre, oscillant entre rugosité et légèreté, compositions posées et bien rentre-dedans.
Dear life fait sans conteste partie de ces disques qui mériteraient, sans nul doute, une plus importante médiatisation. Comme il y a évidemment une vie en dehors des Raconteurs, Brendan Benson gagnerait à être davantage reconnu pour ses albums solo, sans le concours de la bande à Jack. Peut-être y parviendra-t-il enfin avec Dear life, les paris sont dès à présent ouverts !

Note de 8,5 sur 10.

Jean-Christophe Tannieres

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