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Twisted Wheel, Satisfying the ritual

Après une séparation en 2014 à la suite d’un deuxième album moins percutant que le premier, de nombreuses difficultés pour le chanteur Jonny Brown et une tournée en première partie de la moitié à k-way grincheuse d’Oasis plus récemment ; Twisted Wheel nous offre la chance de découvrir un grand album d’indie rock : Satisfying the ritual.

 

Les mancuniens, au sommet de leur art, impressionnent par une grande maturité observable tant au niveau des sonorités des onze titres composant ce troisième album que des textes, chacun plus honnêtes et marquants les uns que les autres. 

Les quatre singles dévoilés avant la sortie de Satisfying the ritual se succèdent dès le début de celui-ci et nous permettent de nous approprier immédiatement le nouveau son et les nouvelles ambitions de Twisted Wheel. Avec des guitares plus propres, plus précises, des lignes de basses à couper le souffle et une production d’une grande qualité, les quatre musiciens apparaissent sous un nouveau jour pour notre plus grand plaisir. 

Satisfying the ritual nous dévoile des tubes tels que Black and Blue où le chanteur fait le portrait d’une personne ayant perdu foi et confiance en tout « I don’t believe in anyone » ; ou encore D.N.A et son texte qui prend aux tripes et que l’on ose plus chanter malgré son allure d’hymne festivalière. En effet, Jonny, le chanteur, y évoque le décès de sa mère : « I only saw her yesterday ».

 

 

Accompagnée de sonorités quelque fois psychédéliques comme sur le titre éponyme de l’album, la voix du chanteur, qui peut être confondue avec celle du grand Alex Turner, semble plus posée que sur les titres qui avaient fait la renommée du groupe (on pense par exemple à You Stole The Sun) et nous hypnotise par on ne sait quel procédé du plus grand effet. 

On peut d’ailleurs établir une certaine analogie entre les plus que renommés garçons de Sheffield : Arctic Monkeys et des morceaux tels que Rebel et Show me, clôturant l’album. D’autre part, bien que les titres soient pour la plupart moins énergiques que ce que nous avait précédemment livré Twisted Wheel, le résultat est au rendez-vous et des morceaux tels que Wrong Side Of The Road nous transportent et nous impressionnent tout particulièrement. 

 

 

Twisted Wheel se dévoile donc sous un nouveau jour et offre 43 min de pur plaisir auditif. Satisfying the ritual s’inscrit comme un des grands albums de ce début d’année méritant ainsi une place de choix dans la compétition sans pitié qu’est la discipline de rockeur anglais.

 

Note : 9,5/10 

 

Adrien Comar

 

 

Artiste : Twister Wheel

 

Album : Satisfying the ritual

 

Catégorie : rock

 

Date de sortie : 20/03/2020

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