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Digitalism, Mirage

Troisième album pour le duo allemand de musique électronique Digitalism, dix ans après leur premier album Idealism qui les a révélé, pour continuer de faire danser la planète électro, entre French Touch, tubes néons et dance pop.

Arena ouvre le disque, avec l’étrange impression que Daft Punk hante ce single puissant, aux beats affirmés (qui rappelle un peu leur single Blitz sur l’album précédant). Battlecry est un titre très accessible dans un désordre sonore, mais avec l’impression étrange d’écouter un autre groupe (nous sommes ici assez loin du groupe avant-gardiste des débuts). La peur d’un destin du groupe à la Calvin Harris plane désormais sur nos oreilles, mais Go Time semble marquer le (vrai) début du nouvel album de Digitalism qui laisse apparaître leur style mais avec un côté très pop que l’on leur connaissait assez peu : “You know it’s good“ clame le chanteur, comme une invitation à la (re)découverte du son du groupe visant les fans des débuts et ceux en devenir. Et c’est alors que retentit le morceau Utopia. Et la magie du groupe opère : une belle montée, un beat accrocheur, une irrésistible envie de danser en compagnie des machines domptées et hypnotiques, avec un final permettant l’enchainement à merveille avec le titre Destination Breakdown (le plus long de l’album).

 

A nouveau Daft Punk vient à l’esprit, notamment à l’écoute de Power Station, ambiance Homework (on pense au titre Burnin) joué dans une rave : puissant, démoniaque, dévastateur. Open Waters permet de souffler un peu, autour de ce titre avec des faux airs de M83, morceau également assez pop, avant que Mirage (Part 1 et 2) donnent au groupe une sorte de récréation musicale, autour d’une musique électronique cosmique et futuriste. La descente se fait en douceur avec le joli titre Indigo Skies, morceau calme et posé, une ballade électronique qui n’est pas sans évoquer le groupe Air. Dynamo permet aux amateurs de la première heure de retrouver le groupe avec ce morceau qui aurait pu se retrouver sur leur premier album (ou chez les Chemical Brothers).

 

The Ism est assurément un des morceaux les plus étranges (ou novateur c’est selon) de l’album, avec ce titre électro-rap multiforme, curiosité de parmi, les quinze nouvelles chansons. Les titres suivants nous ramènent à nouveau dans un univers “daftpunkien “, comment ne pas penser à Discovery en écoutant l’avant dernier titre No Cash, et enfin Blink, sorte d’hommage au tube “One More Time“.

Au final, Mirage semble avant tout un disque miroir où l’on semble croiser davantage l’univers des célèbres hommes casqués que celui des jeunes allemands, en dépit d’un travail soigné, de titres bien formatés pour tenter de plaire au plus grand nombre (avec toutefois quelques titres peut être évitables). A ce groupe qui fait beaucoup pour le rapprochement et l’amitié franco-allemande nous ne pouvons souhaiter que le succès. Et qu’il ne soit pas un mirage.

 

-Julien

 

Artiste : Digitalism

Album : Mirage

Label/Distribution: Pias

Date de sortie: 13/05/2016

Genre: Electronique

Catégorie: Album Rock

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