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LIVE-REPORT : FESTIVAL GENERIQ, C DUNCAN + 3SOMESISTERS, vendredi 26 février, La Rodia, Besançon (25)

Il est 20h45 au club Rodia quand le premier groupe programmé débarque sur scène (Empress of ayant annulé, 2 groupes se succèderont sur cette scène). Le moins que l’on puisse dire est que 3Somesisters ne laisse personne indifférent (au point d’entendre autour de moi à plusieurs reprises cette remarque : « Waouh, c’est chelou ») tant par leur look évoquant les tenues de MGMT ou Of Montreal d’autant plus que les trois hommes ont l’habitude de s’habiller en femme (avec hier des fringues bleus et blanches et de nombreux bijoux) : le groupe se joue du genre et joue sur plusieurs genres musicaux au se croisent sons tribaux, polyphonie explosive et bouture électronique les membres venant d’horizons géographiques très variés (Amérique latine, Europe centrale ou océan Indien).

Le début du concert est cependant assez timide, l’univers musical étant complexe et atypique au sein de la programmation du festival. Les titres se succèdent, à l’instar de  Black Hole  ou  Fall Apart, entrecoupés de danses tribales, domptage de machines et voix hautement perchées toujours avec une insolence queer voir même parfois glam ironique qui avait été déjà observé sur scène (notamment aux dernières Transmusicales de Rennes). La chanson  Look at me now  nous amène à la fin d’un set où l’impression qui domine est que le public n’a jamais été emporté dans ce voyage et ce spectacle sonore ; peut être espérait-il les reprises des tubes Dance des années 1990 très originales (qui ont fait dans l’attention portée au groupe) qui auraient donné un aspect encore plus festif. Au final, impression contrasté sur la prestation de ce groupe de pop mutante, très originale mais qui peut être n’a pas encore trouvé son public.

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Deuxième concert, même salle mais ambiance tout autre avec le groupe écossais C Duncan, venu défendre son magnifique album Architect sorti l’année dernière. Le jeune écossais de 26 ans (qui ressemble physiquement au regretté dessinateur Charb) se présente comme un jeune homme souriant mais timide au milieu de ses musiciens, mais tous sont visiblement heureux de jouer en France. Le public n’est pas oublié, et peut apprécier les morceaux de folk-électronique, une dream-pop tout en subtilité et en douceur.

C’est ainsi que des morceaux arrivent véritablement à toucher la grâce et à créer une ambiance féérique au sein du club Rodia ; c’est le cas par exemple du titre He believes in miracles où le jeune homme se montre très inspiré à la guitare ou encore For avec ses sifflements collectifs : ces chansons montrent le savoir faire du groupe et de ses chansons entre héritage classique (on pense parfois à Smile de Brian Wilson) et production moderne très baroque avec de superbes envolées.

IMG_2604Le groupe semble depuis le début gagner en confiance, et les morceaux suivants sont d’une rare maitrise, à l’instar de By ou de garden. Les musiciens semblent habités par la grâce, et offrent avec un sourire séducteur deux titres inédits au public qui les remercient à leur juste mesure. Le rappel permet au groupe de finir à plusieurs voix et guitare sur le sublime Castle Walls (mon titre préféré), tout simplement beau à pleurer. Le public ne s’y trompe pas et applaudit très chaleureusement ce groupe prometteur pour le remercier de ce moment de rêve et de douceur. A la Rodia, on ne peut qu’être emballé de parler de châteaux au pied de la Citadelle, surtout quand on a sorti un album nommé Architect. Merci au festival GénériQ d’avoir rendu possible cette belle rencontre.

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-Julien.

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