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SCORPIONS-ACCOR ARENA-17 MAI

En première partie de Scorpions JJ Wilde ouvre le bal. La Canadienne a réussi l’exploit de classer il y a deux ans de cela son tout premier single « The Rush » au sommet des charts de son pays. Un album « Ruthless » avait suivi la même année, lui aussi couronné de succès. Une carrière qui démarre sur les chapeaux de roue donc. Et le succès risque d’être là pour un bout de temps encore pour la canadienne. Car il est assez impressionnant de voir une artiste débutante aussi à l’aise sur une scène aussi vaste que ne l’est l’Accor Arena. JJ Wilde occupe et maîtrise l’espace de manière impressionnante et se met le public dans la poche en un rien de temps. Son rock costaud taillé pour les stades fonctionne à merveille. C’est du rock « mainstream » mais bien foutu et on ne s’ennuie pas une seule seconde en sa compagnie. Une première partie de qualité, idéale pour bien démarrer la soirée.

Scorpions arrive sur scène dans une salle qui semble conquise d’avance. Les Allemands débutent les hostilités par un titre tiré du dernier album (disque plus qu’honorable au demeurant), « Gas in The Tank » qui met de suite dans l’ambiance. Les Allemands poursuivent par d’excellents morceaux tirés de leur période de la fin des 70’s, début des 80’s : « Make it real », « The Zoo » et « Coast to coast » qui rendent les fans hystériques. Des morceaux qui on le constate n’ont pas pris une ride. Ce seront les titres les plus anciens joués par le groupe qui n’ira pas plus loin que « Lovedrive » dans le back-catalogue.

La voix de Klaus Meine est parfaite, les solis de Rudolf Schenker toujours aussi efficaces. Le groupe est très bon et semble prendre un immense plaisir à jouer ensemble si on se fie aux sourires quasi permanents qui éclairent leurs visages.

Les morceaux du nouvel album : « Seventh Sun » et « Peacemaker » se marient parfaitement aux titres tirés du back-catalogue. Scorpions nous offre en plus, en première mondiale, « The Language of My Heart » jamais joué live jusqu’à ce jour. Le morceau entame la période ballade avec les incontournables : « Send me An Angel » et « Wind of Change » dédié aux réfugiés ukrainiens. « Rock Believer » encore un morceau du dernier album se révèle d’un aussi bon niveau que les grands classiques du groupe.

Le solo de batterie de Mikkey Dee qui suit est absolument bluffant, d’une précision et d’une technicité parfaites.

Le groupe enchaîne avec un « Blackout » bien puissant avant de tirer sa révérence sur le tube « Big City Nights ».

En rappel, Scorpions nous offre l’incontournable « Still Loving you » que l’on a d’autant plus plaisir à entendre que le groupe ne l’avait pas joué durant leur récente tournée américaine. Et l’on replonge d’un coup, d’un seul dans notre adolescence.

Un autre tube imparable, « Rock you like a Hurricane » et c’est déjà malheureusement fini. Le groupe reste ensuite longtemps sur scène pour communier avec ses fans, visiblement ému par l’accueil que leur a réservé le public parisien. Un excellent concert, un groupe qui après tant d’années prend visiblement toujours autant de plaisir à jouer ensemble, un super public présent pour faire la fête : une soirée parfaite.

Crédit photo : Pierre Hennequin

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