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EDITORS, In Dream

Editors, quintet de Birmingham, revient avec un cinquième album, In Dream, ce 2 octobre 2015 et se relève gentiment des dernières difficultés rencontrées par le groupe avec un album intéressant mais aux productions de qualité variable. On reste néanmoins dans un romantisme sombre très new wave. Un album éloigné des premiers opus qui ont fait le succès d’Editors avec cependant quelques morceaux marquants.

Au milieu des années 2000, Editors apparaissait comme l’héritier d’Interpol avec un premier album The Black Room sorti fin juillet 2005 qui cartonnait. A l’époque, composé de quatre membres, le groupe enchaînait les succès avec un deuxième album An End Has a Start et de nombreuses tournées. Néanmoins, 2012 marqua un tournant dans l’histoire du groupe : le départ du guitariste Chris Urbanowicz remplacé par Justin Lockey à la guitare et Elliott Williams au clavier, et une orientation musicale plus électronique. Après un dernier album assez décevant en 2013, The Weight of Your Love, Editors revient avec In Dream, album très new wave aux synthés bien présents et aux morceaux d’une qualité irrégulière.

Début plutôt prometteur avec No Harm qui démarre avec un synthé entêtant. Une sirène de police en fond sonore. Batterie au rythme des battements de cœur. Premier morceau assez inquiétant aux accords mineurs. La voix caverneuse de Tom Smith à la Ian Curtis résonne au cours de ce morceau sombre et répétitif où No Harm apparaît comme leitmotiv.

Les titres suivants sont assez pertinents avec Ocean of Night plus mélodique et entraînant accompagné d’un piano très pop. On alterne ensuite avec un morceau sous tension Forgiveness à la mélodie mélancolique et troublante, aux guitares sinistres typiques du post punk.

Rachel Goswell, chanteuse, compositrice et guitariste du groupe de shoegaze Slowdive, collabore sur The Law, où elle apporte une voix suave et planante au milieu de ce morceau industriel au son sale et saturé. Impression d’être dans un hangar où les percussions seraient marquées à coups de barres d’échafaudages.

La suite se gâte un peu avec Our love dont les beats, la voix aigüe de Tom Smith et les chœurs présents rappellent les premiers titres de Bronsky Beat. Piano et effets électroniques renvoient à une pop plus moderne. Un mélange qui prend peu. On enchaîne avec All the Kings, morceau qui se voudrait grandiloquent avec un rythme et des synthés très marqués. Pourtant, cela sonne peu. Les chœurs ne semblent pas à leur place. Le résultat est assez kitsch.

Heureusement, In Dream se termine sur le long Marching orders (sept minutes quarante six), titre désarmant qui revient vers un spleen qu’on reconnaît bien. Expérimentations électroniques, piano un rien dissonant, une voix claire accompagnée de chœurs assez efficaces. Un titre répétitif qui fait écho à l’introduction de l’album.

En définitif, Editors semble se relever doucement d’une période de doute marquée par la perte d’un des piliers du groupe et par une orientation musicale répondant peu aux attentes du public. In Dream possède certes quelques morceaux décevants mais il offre aussi des moments de romantisme prenants.

-Solène Barbier

Artiste : Editors
Album :  In Dream
Label : PIAS Recording
Producteur : Editors
Date de sortie : 02/10/2015
Genre : Rock alternatif, post punk, new wave
Catégorie : Album Rock

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