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ALICE IN CHAINS, The Devil Put Dinosaurs Here

Capitol Records/Universal/2013

De dinosaures, Alice In Chains en font office, après ce quart de siècle d’existence qui ont vu de nombreux drames émailler la vie du groupe.
Le drame principal, s’il est encore besoin de préciser, fût la disparition de Layne Staley il y a 11 ans, une disparition qui a mis un moment la formation en suspens avant la publication de Black Gives Way To Blue. La dernière publication en date était synonyme du deuil accepté, où on découvrait William Duvall en lieu et place de Staley, nouveau venu qui ne s’en tirait pas trop mal, sa principale qualité étant de ne pas vouloir singé le chanteur disparu. Black Gives Way To Blue était alors un album correcte, avec son lot de bonnes idées. The Devils Put Dinosaurs Here suit la même voie (mais avec une pochette bien dégueulasse en plus, avis perso). Le son d’Alice In Chains est tout de suite reconnaissable, par cette ambiance sombre, ce chant hybride et ces riffs de guitare heavy. Cependant, cet opus reste un peu trop consensuel, sans trop de risque et accuse parfois quelques longueurs (une bonne moyenne de 5 minutes par piste tout de même). Malgré tout, le groupe peut toujours s’appuyer sur des compositions solides de Jerry Cantrell, comme Hollow, un titre comme une carte de visite d’Alice In Chains. On trouve également des morceaux qui ont un peu la nostalgie du passé, comme le titre éponyme qui pourrait être un cousin de Love, Hate, Love ou l’excellent Stone qui semble sortir de la tracklist de Dirt. On apprécie l’accalmie relative de Voices ou à son opposé le très Metallica Phantom Limb.
Sans être l’album du siècle, The Devil Put Dinosaurs Here demeure une réalisation pas trop mal réussie, même en regard du passé et démontre que finalement, les anciens leaders du métal des nineties vieillissent bien mieux que ceux qu’on avait désignés comme leurs successeurs.

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