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L’ALBUM OUBLIE: V/A SINGLES, Original Motion Picture Soundtrack

Epic/Sony/1992

A film oublié, album oublié. Il y a tout juste vingt ans sortait sur les écrans Singles, film du réalisateur Cameron Crowe, auteur entre autres de Jerry Maguire ou Presque Célèbres.Singles est une comédie romantique dont le scénario prend place à Seattle, bien avant que Dr Mamour ne vienne explorer l’anatomie de Meredith. Nous sommes au début des années 90 et l’histoire se déroule sur fond de la scène musicale de l’époque alors en pleine effervescence grunge. Le personnage joué par Matt Dillon fait d’ailleurs partie d’un groupe dont les membres sont simplement Eddie Vedder, Jeff Ament et Stone Gossard. Même si le titre mis en avant pour promouvoir le long métrage arbore les accents pop rock de Paul Westerberg (Dyslexic Heart), la bande-son du film est surtout composée logiquement des formations du mouvement estampillé “grunge” et autres groupes assimilés. On retrouve des titres déjà présent sur les disques respectifs des combos (Would? sur Dirt d’Alice In Chains ou Crown Of Thorns sur Apple de Mother Love Bone et encore Nearly Lost You du Sweet Oblivion des Screaming Trees). Pour d’autres, c’est l’occasion de mettre en lumière des faces-B ou des inédites comme Breath et State Of Love And Trust de Pearl Jam qui à l’époque avaient été coupées de la tracklist de Ten. Soundgarden et Chris Cornell (le Led Zepplinien Seasons) sont bien sûr de la partie, ce dernier y allant de son caméo dans le film. Et bien entendu, on retrouve l’hommage à un autre grand nom disparu de Seattle, Jimi Hendrix (la présence de Mother Love Bone peut être vue aussi comme une pensée pour Andrew Wood). Mudhoney, The Smashing Pumpkins et The Lovemongers complètent la tracklist.
Même si le film a plus ou moins bien vieilli, il demeure encore selon certains le reflet de l’atmosphère qui règne toujours à l’heure actuelle sur Seattle. En revanche, sa bande-son est un parfait témoignage du son de l’époque et constitue un excellent best of. Depuis, certains groupes continuent leur route, d’autres ont splitté avant de se reformer. Cameron Crowe quant à lui ne s’est jamais affranchi de cette époque. Pour preuve, c’est à lui qu’on doit le documentaire Twenty paru l’année dernière et qui retrace la carrière des mythiques Pearl Jam.

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