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BONNIE ‘PRINCE’ BILLY & CAIRO GANG, Island Brothers/BONNIE ‘PRINCE’ BILLY & MATT SWEENEY, Must Be Blind

http://www.dominorecordco.com/images/artists/bonnie_prince_billy/300_300/BPBSweeneyDrag City/Domino/PIAS/2011

Un jour, il faudra consacrer un dictionnaire à Will Oldham, artiste majeur de la scène indé américaine, tant sa discographie s’élargit de mois en mois…Pour preuve, deux nouveaux 45T voient le jour, l’un composé avec son nouvel acolyte, Cairo Gang sorti fin février et l’autre avec son vieil ami Matt Sweeney, à paraître à la mi-avril.
Sa collaboration avec Emmett Kelly alias Cairo Gang n’est pas très vieille mais a déjà donné naissance à un album sorti l’année passée, Wonder Show of the World, disque pas mauvais mais inégal, soit dit en passant.
Pour cette nouvelle collaboration, en format 45T de 10″, Oldham et Kelly se sont entourés de nombreux musiciens et délivrent l’un des singles les plus réussis du moment, proposant aussi à l’acheteur de ce bel ouvrage de participer à l’aide humanitaire en direction des sinistrés d’Haïti, via l’association Edge Outreach, basée au Kentucky, l’état où réside Will Oldham.
Sur Island Brothers, cette somptueuse ritournelle country-blues, les voix y sont traitées comme des reines, les harmonies magnifiques. Will Oldham chante “Sing only when you’re strong” comme s’il dirigeait une chorale gospel; de son côté, Emmet Kelly délivre de bons accords bluesy, soutenu par un piano honky tonk.
En retournant le vinyle, on pourra trouver New Wonder, ballade de belle tenue servie par la guitare de Kelly, décidémment très doué pour ce qui est de jouer de la six cordes en finesse. Une cohorte de choeurs féminins se joint à Will Oldham.

Quant à cet autre partenariat avec Matt Sweeney, guitariste accompli (Cat Power, Anna Ternheim, Johnny Cash et l’échec Zwan avec Billy Corgan) et producteur (Probot avec Dave Grohl, Baby Dee), il reprend là où il avait été laissé. Le duo revient à ce qui avait fait le charme de Superwolf (Drag City/Domino/2005), leur album commun, soit un mélange savoureux de guitares et de voix comme en témoigne Must Be Blind, où les accords sâturés de Sweeney rencontrent le velours vocal d’Oldham. Une mandoline et des percussions viennent se joindre aux choeurs, très présents sur ces deux disques. La face B, Life in Muscle, débute avec juste Oldham au chant et Sweeney à la guitare puis laisse entrer une batterie et encore des choeurs. Plus anecdotique qu’Island Brothers, Must Be Blind n’en reste pas moins un 45T aux chansons de bonne facture.
Ces deux disques à l’artwork soigné prouvent une fois de plus le talent de songwriter de Will Oldham qui marie les styles et multiplie les collaborations, avec sur chaque chanson, ce même fil conducteur, son chant habité et sensible.

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