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DANIEL MARTIN MOORE & JOAN SHELLEY, Farthest Field

Ol Kentuck Recordings/2012

Un mois à peine après la sortie de Ginko, Joan Shelley est encore mise en lumière. Mais cette fois, elle n’est plus seule, car son nom est apposé sur la pochette de Farthest Field à côté de celui du talentueux Daniel Martin Moore. Peu connu chez nous, ce dernier est déjà l’auteur de remarquables productions en solo (Stray Age en 2008, In The Cool Of The Day en 2011) ou déjà en collaboration (Dear Companion avec Ben Sollee en 2010). Retrouver DMM et Joan Shelley ensemble n’est pas vraiment une surprise, Moore ayant déjà pris part à la réalisation de Ginko en tant que producteur et en y jouant quelques instruments.

Ce disque est d’abord inspiré d’une chanson intitulée Trawlerman’s Song, que DMM et Joan Shelley reprenaient ensemble en tournée. L’osmose a été telle que l’envie de réaliser un album à deux est née. Mais un album qui serait recentré sur les voix et les paroles. Ainsi, à l’écoute de Farthest Field on découvre une production minimaliste, un mariage parfait entre la voix suave de Joan et la douceur de Daniel. L’instrumentation est sobre et ne déborde jamais sur les parties vocales, mais leur dessine un formidable écrin. Le banjo de First Of August, la sobriété de la guitare de To Be Lost Again. Le duo se partage le lead vocal, et on est tour à tour envoûté par Joan Shelley (Hollow Heart, Sweetly By) ou bercé par Daniel Martin Moore (We Two). Les voix s’efface le temps d’un interlude au piano (Bright Water) avant de laisser place au morceau-titre, qui est une invitation à se laisser transporter dans les grandes plaines.

D’une simplicité déconcertante, Farthest Field est le mariage parfait entre deux artistes, deux voix remarquables, qui unissent sobriété et élégance.

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