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BRUCE SPRINGSTEEN, Wrecking Ball

Columbia/Sony/2012

Voici le premier album du Boss depuis la disparition de Clarence Clemons. On se doutait bien que ce disque aurait une saveur différente de ce qu’avait produit Springsteen auparavant.
Et pourtant, à la première note de guitare de We take Care Of Our Own (et plus loin sur Land Of Hope And Dreams), on sait immédiatement qu’on a à faire au rocker du New-Jersey, avec son style bien à lui depuis Born To Run. Il se fait conteur d’un amérique mauribonde, en pleine crise. Puis vient la deuxième piste, et là on sent une transformation. Les morceaux se font plus calmes, et sont d’une couleur folk. Mais pas un folk au sens américain du terme comme à l’époque de The Ghost Of Tom Joad ou de Devil & Dust. Il faut traverser l’Atlantique pour se retrouver sur les terres irlandaises, dont Wrecking Ball empruntent les instruments traditionnels. Death To My Hometown est une marche au son des flûtes (que les Pogues auraient pu interprêter). Easy Money ou encore Shackled And Drawn prennent également la couleur des vertes collines du pays des Leprechauns. Le Boss innove pour proposer d’autres titres surprenant, faisant appel à de la programmation, certes légère mais inédite jusqu’ici dans sa discographie. Cela donne Rocky Ground, est c’est plutôt pas mal. Wrecking Ball se termine sur un We Are Alive plein d’espoir, au son d’un banjo presque bluegrass. Et on se dit que Springsteen produit ici l’un de ces meilleurs albums depuis 10 ans (je pense à The Rising) et qui nous fait oublier la lassitude qu’on avait pu éprouver à l’écoute de Magic ou de Working On A Dream.

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