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FESTIVAL LEZ’ARTS SCENIQUES, 14, 15 & 16 Juillet, Sélestat

Quelle superbe affiche pour fêter les dix ans de cet excellent festival qu’est « Lez’Arts Scéniques ». Dix ans que ce petit festival gagne en notoriété et grandit au fur et a mesure des années, et se fait connaître petit à petit par les aficionados.

Cette année, 17 000 personnes sur les 3 jours sont venues se distraire tantôt au son du métal, tantôt au son du punk ou encore du rap.

En effet, pour ceux qui ne connaissent pas encore le concept, il s’agit là d’un festival de musique alternatif dont la programmation cette année a fait la part belle au métal le jeudi, au punk rock le vendredi et au rap le samedi.

Jour de fête nationale, les métalleux étaient environ 4 000 à venir voir se produire leurs groupes favoris. Il est vrai que cela fait peu de monde vu l’affiche proposée. Est-ce la proximité des deux Sonisphères (Bale fin Juin et Amnéville la semaine juste avant) ou encore le Hellfest ? On dira que c’est la raison car la programmation est des plus alléchantes. Cela commence par les locaux d’Absurdity, puis le retour des Death Angel pour un set plutôt carré qui a mis en appétit les premiers arrivés. Puis viennent Grand Magus et le métal festif de Korpiklanni. Ca y est, la fête peut commencer !!!

Les Dagoba ont mis le feu avec un set rageur, et un Frankie déchainé derrière ses fûts. Le passage des Nashville Pussy est toujours un plaisir. Comme ils le disent eux-mêmes « nous ne nous sommes pas un groupe de métal, nous sommes un groupe de gros rock texan que cela vous plaise ou non !! ». Puis viennent dans le désordre, Epica qui amène un peu de tendresse avec la belle Simone, Madball est son hardcore dévastateur et enfin Arch Enemy jouant pratiquement a domicile.

Mais la tête d’affiche de la soirée que tout le monde attend, se sont ces vieux brigands de Helloween ! Toujours le même plaisir de jouer et de s’éclater avec son public. Tous les titres connus y passent, pour la joie des plus anciens comme moi, bercé au son des premiers albums, aux plus jeunes. Un pur plaisir que de revoir les citrouilles en pleines formes qui n’ont pas encore fini en soupe.

La soirée se termine avec les Cradle of Filth. Je ne peux que rapporter les “on dit” de leur prestation et surtout celle de leur « chanteur » Dani Filth, imbibé plus que de raison, et se comportant comme un sale gamin gâté !! Triste d’en arriver là au terme d’une superbe journée.

Le vendredi est placé sous le signe du rock alternatif et punk. Malheureusement, la mauvaise nouvelle du jour est l’annulation du concert des Subways, qui pour des raisons de problème de voix du chanteur, ont dû annuler leur tournée. Mais qu’a cela ne tienne, d’autres festivités sont là pour nous régaler.

Au menu du jour, les Moorings, groupe régional qui a su tirer son épingle du jeu avec sa musique aux consonances irlandaises. Juste ce qu’il faut pour mettre tout le monde de bonne humeur. Puis viennent les suisses de The Hillbilly Moon Explosion, Les Sales Majestés et The Jim Jones Revue. La première sensation est venue par le prodige japonais de la guitare, j’ai nommé : Miyavi. Un technicien hors pair, virtuose de la guitare et adepte du slap. Seul avec son batteur, il a réussi si ce n’est pas à emballer tout le monde, au moins à susciter la curiosité auprès de la foule amassée devant la « petite scène ». Puis viennent les papis de la journée : Les Dubliners. Vous me direz que leur musique ne rentre pas forcémentdans le cadre thématique de la journée. Détrompez vous !! A peine assis sur leurs chaises, c’est sur cette réplique « are you ready to rock ‘n’ roll ? » que les Irlandais ont commencé à mettre le feu en jouant leur musique irlandaise mixant leurs tubes ainsi que des morceaux plus traditionnels comme le Whiskey in the jar, repris déjà a l’époque par les Thin Lizzy et plus récemment Metallica. Un moment inattendu, inoubliable, et à réitérer. Merci Messieurs !!!

La prestation de la tête d’affiche : les SUM 41, n’a pas été du niveau qu’on espérait. On s’attendait à des titres rentre-dedans dès le début du show, mais il n’en a rien été. Plutôt mou dans l’ensemble, avec des longueurs entre les morceaux, laissant imaginer une furieuse envie de meubler le temps plutôt que de jouer. Ce n’est pas forcement l’avis des aficionados mais d’autres groupes ont démontré une envie de faire plaisir à ce public venu nombreux ce jour. Les prestations de la Phaze, de Pennywise et surtout celle de Shaka Ponk, en sont de bons exemples.

La journée du samedi, dernier jour du festival sera de courte durée en ce qui me concerne. Arrivé juste avant les américains de Public Enemy, on n’a pu assister aux concerts d’Akhenaton, de Grand Corps Malade entre autres.

Public Enemy qui a bercé la jeunesse de nombre d’entre nous n’a ni perdu de son efficacité, ni de son plaisir. Un message clair, amour et fraternité en ces temps de violences et de conflits.

Puis c’est le tour d’Assassin et ses textes acerbes et revendicatifs, poussant le vice de suspecter l’organisation de saboter leur set suite aux quelques problèmes techniques qu’ils ont pu connaître.

Malheureusement, le public quitte les lieux, et ce n’est que quelques dizaines de personnes qui restent pour l’unique date française du groupe américain Neurosis (une seconde date sur Paris a été programmée par la suite). Quasi dans l’obscurité à l’image de leur musique, ils nous présentent leurs morceaux les plus lourds et oppressants.

Ainsi s’achève ce dixième anniversaire. Un excellent cru, qui comme le vin, se bonifie d’année en année.

Hâte de voir la cuvée 2012 !!!!

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