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KELLY ROWLAND, Here I Am

Motown/

Pour son quatrième album, Here I Am, qui tardait à sortir, Kelly Rowland tente de faire sa place entre Rihanna et son ex-collègue Beyoncé. Un disque que l’on n’attendait plus, donc, et qui semble vraiment sentir la sueur et le sexe, comme l’indique sa pochette et le livret où Kelly pose nue et trempée de chaud.

Comme toute bonne chanteuse de R’n’B qui se respecte, la jolie Kelly s’est entourée des incontournables rappers et DJs du circuit : au menu, Lil Wayne, Big Sean, Rico Love et bien sûr, bien sûr…le copain David Guetta.
Il suffit de regarder les vidéo-clips de la belle et rester scotché devant la télévision (un coup à se faire craquer la gaufrette, oui !) pour s’apercevoir que Kelly cherche à plaire mais avant tout en insistant sur le côté naturel et sincère de la démarche.
C’est le jeu dans ce petit monde, la recette reste malgré tout la même : un ou deux titres catchy (I’m Dat Chick, par exemple) et une video sexy et futuriste (Commander). Certes, Kelly Rowland possède une très belle voix qu’elle manie avec assurance. Mais lorsqu’elle invite le rapper à voix de canard, j’ai nommé Lil Wayne, sur Motivation, le soufflé tombe vite, le morceau se retrouvant plombé par le flow insipide du petit tatoué. L’Américaine tient néanmoins quelques tubes dans la lignée electro-ragga des dernières livraisons de Rihanna (Lay It On Me, Down For Whatever) et quelques slows languides au son futuriste (Feeling Me Right Now) ou pistes gentiment régressives (All Of The Night, Keep It Between Us). Reste la bouse pondue par Guetta en fin de parcours, Commander, sans un soupcçon d’intérêt.

Bref, un disque mi-figue, mi-raisin, qui aura le mérite de démontrer que cette Destiny Child-là chante très bien mais que sa jolie voix est désservie (comme chez cette autre Destiny Child) par une production pompeuse, disgracieuse, inadaptée…Dommage.

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