Aux Eurockéennes de Belfort, entre deux concerts et l’effervescence propre au festival, nous avons pris le temps de rencontrer The Molotovs. Le duo londonien, composé de Matt et Issey, frère et sœur à l’énergie brute, fait partie de ces groupes qui attirent rapidement l’attention par leur intensité scénique et leur fraîcheur. De leur parcours fulgurant, forgé dans la rue et sur les petites scènes, à l’arrivée prochaine de leur premier album Wasted On Youth, ils nous parlent de leurs influences, de leur rapport à la scène et de leur entrée progressive sur la scène internationale.
SR : Bonjour. Ravi de vous rencontrer. On ne connaît pas encore très bien votre groupe, The Molotovs. Est-ce que vous pourriez vous présenter ?
Matt : Oui, bonjour ! On est The Molotovs. Je m’appelle Matt, et à gauche c’est ma sœur Issey, qui fait aussi partie du groupe.
Issey : Je joue de la basse et je chante.
Matt : Et moi, je joue de la guitare et je chante également. J’écris aussi nos morceaux.
SR : Vous avez un bel accent, d’où venez-vous précisément en Angleterre ?
Matt : On vient de Londres.
SR : Vous êtes frère et sœur, très jeunes. Est-ce que vous aviez déjà une expérience musicale avant The Molotovs, séparément ou ensemble ?
Matt : Oui, tous les deux. On a chacun eu des groupes avant, qui ont fini par se séparer. Du coup, on a commencé à faire quelques morceaux ensemble. On voulait jouer devant des gens, alors on a commencé à jouer dans la rue, et puis l’histoire a fait le reste.
Issey : On a commencé à jouer dans les rues de Londres : Oxford Circus, Piccadilly, Camden Town. À l’époque, on faisait surtout des reprises de groupes qu’on écoutait, comme les Buzzcocks, les Sex Pistols ou les Beatles. Puis on a commencé à écrire nos propres morceaux.
SR : Votre morceau More More More passe dans notre émission au moins une fois par jour. Comment avez-vous créé ce titre ?
Matt : Je l’ai créé avec une guitare, un cahier, un stylo, et tout ce que j’avais en moi.
SR : Votre concert ici, aux Eurockéennes, était impressionnant. Est-ce que toute votre expérience de scène vient de la musique de rue ?
Matt : Oui, complètement. Entre la rue et les répétitions. Ensuite, on a commencé à jouer pour des mariages, des anniversaires, des fêtes et dans des restaurants.
Issey : Après ça, on a donné près de 600 concerts dans de petites salles et des clubs.
Matt : On pouvait jouer dans la rue un jour et faire la première partie de The Libertines le lendemain. J’avais 13 ans à l’époque.
SR : Vous avez aussi été soutenus par de grands noms comme les Sex Pistols, Green Day ou Blondie. Qu’est-ce que ça vous a fait ?
Matt : C’est incroyable de se sentir reconnus par ses propres héros.
SR : Votre album à venir s’intitulera Wasted On Youth. Que signifie ce titre ?
Matt : Il vient d’une chanson du même nom. Elle parle surtout du doute et du rapport à soi-même.
Issey : Il y a aussi une référence à Oscar Wilde et à sa phrase « Youth is wasted on the young ».
SR : Votre carrière semble décoller. Où vous voyez-vous dans deux ans ?
Matt : C’est difficile à dire. Mais notre ambition reste la même : faire notre musique comme on l’entend et la jouer devant le plus de monde possible.
SR : Merci à vous pour cette rencontre !
Traduit par Axel.
