Retour au SYLAK. Huitième édition pour moi, et ça fait toujours quelque chose de revenir à la maison. On retrouve un site qu’on connaît par cœur, les copaines, les bénévoles, les habitués. Ici, pas besoin de beaucoup de temps pour se sentir à nouveau chez soi. Tout le monde a le sourire, l’ambiance est détendue et, malgré la chaleur qui s’annonce, on sent déjà que le week-end va être particulièrement chargé.
Et pour ce premier vendredi, le SYLAK a décidé de commencer les hostilités avec sa traditionnelle soirée mousse. Une petite scène éphémère a été montée sous deux énormes canons, avec un pit qui promet de devenir encore plus bordélique que d’ordinaire. Autant dire qu’on n’est pas vraiment là pour rester propre.
On arrive sur la fin du set de Psyclons, et le ton est immédiatement donné. Quelques gouttes de pluie viennent rafraîchir le public — franchement, on ne va pas s’en plaindre — alors que l’ambiance est déjà complètement folle. Il y a d’ailleurs rarement eu autant de monde devant la petite scène un vendredi. Le changement du système son, largement amélioré cette année, se fait également sentir : ça cogne, c’est propre, et surtout, ça envoie suffisamment pour que la petite scène n’ait plus rien à envier aux grandes.

On enchaîne avec Face 2 Fake, qui vient mettre une bonne dose de néo-metal dans la soirée. Une grosse énergie, des riffs qui tabassent et un côté franchement énervé qui rappelle forcément Rage Against The Machine, mais avec le curseur poussé un peu plus loin. Du néo-metal sous stéroïdes, en somme. Efficace, direct, exactement ce qu’il fallait pour continuer à faire monter la température.
Place ensuite aux locaux de Nøcide. Le metalcore est classique dans la recette, mais particulièrement puissant dans l’exécution. Et surtout, ça fait plaisir de les revoir dans un contexte comme le SYLAK. Le public répond présent et le pit commence sérieusement à prendre des airs de zone sinistrée.

Avec Embrace Your Punishment, on passe clairement au niveau supérieur niveau violence. Finie la rigolade : le death devient brutal, gras, sombre. Un véritable rouleau compresseur débarque sous les canons à mousse et écrase tout sur son passage. Le contraste entre la violence de la musique et le décor de fête foraine complètement trempé de mousse fonctionne à merveille. C’est sale, c’est lourd et c’est exactement pour ça qu’on est là.

Heureusement, le soleil revient avec Locomuerte, et avec lui une bonne grosse dose de n’importe quoi. Leur set est complètement barré, généreux et parfaitement calibré pour un vendredi soir au Sylak. Le pit est en folie, ça saute dans tous les sens et la fatigue commence déjà à se faire sentir. Mais le meilleur reste à venir.

On terminera finalement la soirée avec Gorod, et quelle découverte. Je ne connaissais pas vraiment le groupe avant ce soir, et je suis ressorti complètement scotché par leur performance. Techniquement, c’est impressionnant. Rythmiquement, c’est une véritable démonstration. Ça joue à une vitesse folle sans jamais donner l’impression de perdre le contrôle. Une excellente surprise pour terminer cette première journée.

Il est maintenant temps d’aller récupérer un peu. Le week-end ne fait que commencer, le programme s’annonce chargé et la météo ne devrait clairement pas nous faciliter la tâche.
Mais pour une première soirée, difficile de demander mieux. Du monde, de la mousse, des litres de sueur, des gros riffs et une ambiance toujours aussi particulière : le SYLAK est bel et bien de retour. Et ça fait foutrement plaisir.
Photos prises par moi-même et éditées par Pierre Target (à retrouver sur Instagram)
Des live reports vidéo sont également disponible sur le compte @_bienlbonsoir_
