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The Blue Stones, Pretty Monster

Un peu plus d’un an après Hidden Gems, les canadiens de The Blue Stones sont déjà de retour ! Visiblement très inspiré, le duo constitué de Tarek Jafar (chant, guitare) et Justin Tessier (batterie) ne chôme pas, c’est le moins que l’on puisse dire.
Pretty Monster, leur nouvel effort, vient en effet de voir le jour via le label MNRK.

Hidden Gems, album précédent, fut l’occasion d’établir un comparatif entre The Blue Stones et The Black Keys, c’est encore plus flagrant sur Pretty Monster. La formation de Dan Auerbach n’est jamais très loin et son empreinte marque de nombreux groupes et artistes.

Pretty Monster a été conçu aux Zane Whitfield Studios de Kingston (Ontario) au cours de cette année, le duo s’étant isolé dans une bulle pour évoluer à son aise et ainsi donner le meilleur. Force est de constater que le résultat a porté ses fruits, Pretty Monster est un chef-d’oeuvre, bien meilleur encore qu’Hidden Gems qui, pourtant, était déjà à la hauteur.
Pour la réalisation de ce nouvel album de 10 morceaux, Tarek et Justin se sont adjugés les services de deux producteurs de renom, à savoir Kevin Hessink et surtout le talentueux Joe Chiccarelli, réputé pour transformer en or tout ce qu’il touche. La musique de The Blue Stones s’en ressent, plus musclée et dans un son plus travaillé. Chiccarelli, osons le dire, a propulsé le duo canadien dans une nouvelle dimension musicale !

Don’t Miss”, premier single dévoilé en juin, nous fit déjà observer cette petite métamorphose : du rythme, du rock, de bonnes guitares qui rugissent !
Don’t Miss” n’est pas le seul morceau rock de cet album, il y a également “Cards Are Down”, “Stay With Me” mais aussi le trépidant “Let Me Out” que les Black Keys n’auraient certainement pas renié. Des morceaux sur lesquels les Blue Stones font étalage de toute leur puissance sonore, se montrant au zénith de leur art. 35 jours d’enfermement à la maison, en Ontario, qui en valaient manifestement la peine !

Pretty Monster compte quelques morceaux moins rock mais qui, néanmoins, justifient leur présence et font de ce nouvel opus un disque polyvalent, qui ne tombe nullement dans la monotonie. “Good Ideas”, accordant plus d’importance aux claviers, est l’un de ceux-ci, à l’instar de “Healing”, “What’s It Take To Be Happy” ou encore “No Angels”. “Good Ideas” et “What’s It Take To Be Happy”, tous deux entêtants, figurent d’ailleurs au rang des singles parus avant la sortie de l’album, faisant donc suite à cet excellent “Don’t Miss” par lequel, sans que l’on s’y attende, Jafar et Tessier nous signifièrent leur retour par la grande porte.

Chez The Blue Stones, non content de pondre du rock bien électrique, on donne aussi dans la soul avec “Camera Roll”, petite ballade sympathique qui confirme, s’il en était besoin, l’éclectisme de cet album et du duo canadien d’une manière générale. Une recette qui marche, gagnante à chaque sortie d’un album de The Blue Stones : du bon gros rock (“Stay With Me”, “Don’t Miss”, “Let Me Out”), un peu de pop (“Healing”, “Good Ideas”, “What’s It Take To Be Happy”) et ce petit zeste de soul ajouté par “Camera Roll”.
Quant à “Dreams On Me”, l’omniprésence de guitares le rapproche de morceaux tels que les électriques “Cards Are Down”, “Stay With Me” ou “Let Me Out” pour le côté The Black Keys.

Pretty Monster est, pour The Blue Stones, indéniablement l’album de la maturité. De galette en galette, le duo canadien prend de l’assurance autant que de l’expérience. Hidden Gems en 2021 marquait déjà un progrès, un pas décisif, Pretty Monster vient confirmer cette embellie. Le producteur Joe Chiccarelli n’y est pas pour rien, ayant apporté à Tarek et Justin son vécu et sa science de la musique.

Pretty Monster de The Blue Stones : du rock à la soul en passant par la pop, un album qui allie à la perfection tous les genres musicaux !

Notre sélection : Cards Are Down, Stay With Me, What’s It Take To Be Happy, Don’t Miss, Camera Roll.

youtube.com/watch?v=gtpVBLfxaIk

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