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Ugly Kid Joe, Rad Wings Of Destiny

Les papes du heavy metal 90’s sont de retour, on parle évidemment des californiens d’Ugly Kid Joe. Une septième galette vient en effet de pointer le bout de son nez le 21 octobre via Metalville.
Cette année marque également les 30 ans de l’album America’s Least Wanted paru en 92 et des tubes planétaires “Everything About You” ainsi que le somptueux “Cats In The Cradle”. À l’époque, un certain Mark Dodson des studios Sonic Ranch d’El Paso était à la production, tout comme en 2015 pour Uglier Than They Ta Be, dernier opus de la bande à Whitfield Crane avant ces sept longues années de silence.

En cette année 2022, les gars d’Ugly Kid Joe ont quelque peu vieilli en âge, pris de la bouteille, mais leur musique n’a guère évolué, eu égard à la présence de Mark Dodson derrière la console pour un bout de chemin supplémentaire.

That Ain’t Livin’”, premier single dévoilé, fut pourtant l’objet d’une grosse déception. Ugly Kid Joe, mal inspiré sur ce coup-là, décidait de nous faire un plagiat d’AC/DC. Difficile de reconnaître la voix de Whitfield Crane si brillante sur “Cats In The Cradle” par exemple. “That Ain’t Livin’” est donc à oublier bien vite sur cet album qui, on va le voir, comporte de bons morceaux qui relèvent le niveau de Rad Wings Of Destiny.
Sur “That Ain’t Livin’”, histoire de faire encore plus australien, Ugly Kid Joe ont invité le guitariste de Yellowcake JJ Curran, lequel est également à la gratte dans “Drinkin’ And Drivin’”. Autre invité, plus familier des membres du groupe celui-ci, l’ancien batteur Shannon Larkin. Aux fûts sur “That Ain’t Livin’”, Larkin bat aussi la mesure sur “Lola, Up In The City et Dead Friends Play”.

Quel ne fut pas notre joie de retrouver Ugly Kid Joe d’antan, celui de “Cats In The Cradle”. Une réhabilitation des californiens matérialisée par la superbe ballade “Kill The Pain” qui s’impose comme l’un des tubes en puissance de cette année. “Kill The Pain”, c’est du Ugly Kid Joe pur jus, comme on l’aime depuis l’époque glorieuse de 1992, soit 30 ans. La déconvenue “That Ain’t Livin’” est ainsi effacée, cette pâle copie d’AC/DC reléguée en fond de grille.
Failure”, autre morceau influencé Angus Young et compagnie, est un peu mieux que “That Ain’t Livin’” mais ne parvient pas à convaincre et à réjouir les fans d’Ugly Kid Joe que nous fûmes.
En revanche, la réconciliation se produit à l’écoute de morceaux tels que Lola, Long Road” ou encore “Everything Has Changing”, magnifiques ballades qui ne sont pas sans rappeler “Cats In The Cradle”, sans bien évidemment oublier l’énorme “Kill The Pain”. « Let Me Kill The Pain » chantent Whitfield Crane et les chœurs qui le secondent, faisant de ce morceau une future tête d’affiche de concerts d’Ugly Kid Joe.

Outre Whitfield Crane, le bassiste Cordell Crockett et le batteur Zac Moris, le tandem de guitaristes Klaus Eichstadt/Dave Fortman imprime sa patte sur les 10 morceaux de Rad Wings Of Destiny et se place ainsi en première ligne, JJ Curran venant juste apporter sa contribution sur “That Ain’t Livin’” et Drinkin’ And Drivin’”. L’australien, sans écraser Klaus et Dave, joue de la gratte comme il sait le faire d’ordinaire et force est de constater que cela lui réussit.

Influences AC/DC mais aussi Def Leppard dans le très électrique “Not Like The Other, Dead Friends Play” avec le concours du batteur Shannon Larkin ou encore, en un peu moins rock cependant, “Up In The City”.
Avec plus ou moins d’inspiration, Ugly Kid Joe osent s’aventurer sur d’autres terrains, davantage en réussite avec Def Leppard qu’avec AC/DC.

On ne saurait bouder notre plaisir de retrouver les californiens d’Ugly Kid Joe dans de nouvelles productions et en forme malgré l’âge avançant mais, au risque de blesser les inconditionnels, Rad Wings Of Destiny nous laisse une impression mitigée, mi-figue mi-raisin, laquelle est surtout manifeste par l’entremise de “That Ain’t Livin’” et “Failure”. Un honneur d’Ugly Kid Joe largement sauvé par les ballades “Lola, Long Road, Kill The Pain” et “Everything Has Changing”. En dépit de ces quelques bémoles AC/DC, Rad Wings Of Destiny offrira toujours de quoi se sustenter, de bons slows croustillants à se mettre sous la dent : des ballades Ugly pur beurre !

Rad Wings Of Destiny : un retour d’Ugly Kid Joe en dents de scie !

Notre sélection : Kill The Pain, Lola, Long Road, Up In The City, Everything Has Changing.

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