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HELLFEST 2022 – Part 1 – 17, 18 et 19 juin 2022 – Clisson (44)

Hellfest part 1 par Manue

Après les live reports de Fred illustrés par Éric pour ce premier Hellfest 2022, Manue qui nous accompagnait nous raconte “son” festival à elle, vous allez le voir bien différent, preuve de l’immense diversité du Hellfest !

Jour 1

2 ans qu’on l’attendait, cette 15° édition, et voilà, on y est. Ça va être chaud, au propre comme au figuré!

Première surprise plutôt agréable : le temps d’attente pour récupérer les pass. J’avais souvenir d’heures entières au soleil dans la queue, là, en 10mn c’est plié. A peine le temps d’admirer les énormes reconstitutions d’enceinte et c’est l’entrée dans Hellcity. Le shopping à l’Extrem Market attendra, il est grand temps d’attaquer les concerts.

The Offspring ouvrent le bal. Lors de leur dernière venue, leur prestation avait été plutôt mécanique, sans âme. Tout l’inverse de ce concert ! Rien de tel qu’une grosse dose de bon punk rock américain pour se mettre en jambes… et en voix.

Un rapide aller-retour à la Warzone pour admirer la nouvelle statue de Lemmy et déjà les premières notes des Dropkick Murphys nous appellent. On profite de leur énergie – et des lances à incendie, la température atteignant 41°C – pendant une demi-heure avant de courir au Temple plonger dans l’univers lancinant de Primordial. L’ambiance est lourde et profonde, le groupe de black est au sommet de sa forme.

Retour sur le mainstage pour Five Finger Death Punch. Encore un groupe américain qui déchire. C’est mélodieux, brutal, heavy et ça passe tout seul !

Moins trash, plus consensuel, Volbeat est un mélange sympa de metal et de country. Un petit moment de détente des oreilles et du corps.

Allez, on termine la journée au Temple sur Mayem, le sulfureux groupe de black metal norvégien qui a plusieurs fois défrayé la chronique. Eh bien, le grand froid conserve! Ils sont toujours aussi enragés…

Jour 2

Rien de tel pour attaquer la journée qu’un bon punk français. Guérilla Poubelle tire à boulets rouges sur nos dirigeants, sur la société actuelle… et sur nous. On repart gonflés à bloc, direction le mainstage pour Skillet, en passant sous les arches écrivant en eau les noms des groupes pour se rafraîchir la tête. Il fait chaud, et ça n’empêche pas de se mettre à sauter en lançant le poing sur “Monster”.

Changement de style, Alestorm et son metal pirate lancent l’abordage. On adore être harponnés et on en redemande. Ça déborde d’énergie et de bonne humeur, le tout sans se prendre au sérieux, que du bonheur.

Petite pause pour s’hydrater – faut bien suivre les consignes J – et se restaurer, et c’est reparti. Evidemment,  groupes à voir en même temps ! Megadeth sur le mainstage, The Toy Dolls à la Warzone, et Ensiferum. Dur, le choix! L’appel du Temple est le plus fort, vive le folk metal finlandais ! Là aussi, le groupe tient ses promesses et plus encore, la foule réagit en rythme et chante à pleine voix avec Petri. La synergie est totale.

Petit passage rapide pour écouter Deep Purple… eh oui, ils tournent toujours et honnêtement, ça tient la route!

Avant de repartir au Temple pour un voyage chamanique nordique avec Skáld. La foule est hypnotisée, en transe. Pas un bruit pendant le chant, des salves d’acclamation à la fin de chaque morceau et une ambiance tout à fait étrange : un trip sans produit, à consommer sans modération!

La journée et la chaleur écrasante ont été épuisantes, tant pis pour Ghost, sacrifiés sur l’autel de la fatigue.

Jour 3

Dernier jour de cette première partie. On commence par perdre 35 ans avec Sortilège, groupe français de mon adolescence. Eh bien, surprise de taille, rien n’a changé ! La voix est puissante, la musique précise, les paroles… toujours aussi kitsch et délicieuses ! Un régal…

Petit moment profond avec Lacuna coil, les voix féminine et masculine se répondant harmonieusement sur des mélodies gothiques.

Changement d’atmosphère : Battle Beast nous entraîne dans un monde d’Heroic fantasy. A peine redescendus du dos des dragons, on plonge dans l’univers sombre de Regarde les hommes tomber, pour reperdre une fois de plus quelques années devant Doro. C’est incroyable, elle est insensible au passage du temps, elle doit être immortelle…

Petit standing devant les Ukrainiens de Jinjer et direction la Warzone pour Walls of Jericho. Une énergie brute qui en envoie plein les oreilles.

Une programmation de dernière minute au Temple, Misery Index? Du death grind entraînant, mais manquant d’une note personnalisée, d’un signe distinctif.

Gojira a tout déchiré. C’est vibrant, prenant et fédérateur. La retenue de Joseph s’adressant au public contraste violemment avec son intensité quand il chante. Petit moment d’émotion et de rires pour fêter l’anniversaire de Mario, le batteur, qui avait prévu de converser avec nous par le biais de petits écriteaux. Tout le monde s’est plié de bonne grâce à ses demandes d’acclamations !

Le concert à peine terminé, débute le feu d’artifice annulé la veille pour cause d’incendie. Il fallait fêter dignement cette 15e édition, c’est réussi. 15 mn à en prendre plein les yeux. Majestueux.

Il faut bien 3 jours pour se remettre de cette première partie. Allez, c’est jeudi, on rattaque !

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