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Everything Everything / Raw Data Feel

Deux ans après Re-Animator, les Britanniques d’Everything Everything reviennent avec Raw Data Feel, leur sixième opus et force est de constater que les choses ne vont pas en s’améliorant pour la bande à Jonathan Higgs, que les derniers albums se suivent et se ressemblent. Raw Data Feel est quasiment un copier/coller de Re-Animator, à la seule exception près que le quatuor mancunien a trop forcé sur les claviers comme on abuse de la boisson. Cut Up va même jusqu’à dévier vers le hip-hop, un comble pour l’un des meilleurs combos pop rock du début des années 2010!

Raw Data Feel a pourtant été produit par Alex Robertshaw, guitariste d’Everything Everything mais son travail, paradoxalement, ne se ressent pas à l’écoute de ce nouvel album. Si ç’avait été Danger Mouse aux manettes, on aurait bien mieux compris et tout aurait été plus logique. Notre ressenti aurait été le même mais bon, on est en droit de se demander ce que Robertshaw a pu faire lors de cette production.

Plus on avance dans l’écoute, plus on se dirige vers la médiocrité! De Teletype à l’indéchiffrable Bad Friday, tout va de mal en pis pour Jonathan Higgs et sa clique. Trop de claviers redondants, ce trop qui, comme on dit, tue. De la musique en vrac, du travail bâclé et, pour finir un manque évident d’inspiration et de mélodie. Cependant, un petit mieux s’observe sur Jennifer, single récemment dévoilé, sur lequel de timides guitares daignent faire leur apparition et montrer qu’elles existent. Kevin’s Car est fabriqué sur le même moule que Jennifer: plus entraînant, mieux construit et plus mélodieux. Incontestablement les meilleurs morceaux de Raw Data Feel avec la petite ballade Leviathan qui, à l’image d’Arch Enemy sur Re-Animator, porte ce nouvel album d’Everything Everything à bout de bras. Un ou deux morceaux sortent toujours du lot mais ça s’arrête là, le bilan général demeure tristement décevant!

Ce ne sont hélas ni HEX, ni My Computer et encore moins Shark Week qui changeront la donne, sans parler du bien trop long Software Greatman qui achève l’album. Les 6 minutes 55 ne sont pas méritées, où les mancuniens vont-ils les chercher!

Quatorze morceaux pour en arriver à un tel constat, ça fait vraiment grimper aux rideaux! Mieux aurait valu ne sortir qu’un EP si c’était pour bouffer la colle pareillement! Trois morceaux potables sur quatorze, il faut arrêter les frais messieurs de Manchester, vous ne faites pas honneur à cette ville de bon rock! Une remise totale en question s’impose donc pour Everything Everything qui, par le passé, a prouvé à maintes reprises qu’il était capable de bien mieux.

Raw Data Feel : un album à oublier bien vite!

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