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The Killers / Pressure Machine

Les revoilou, nos fameux centurions du Nevada, comprenez The Killers! Quasiment un an s’est écoulé depuis la parution 
d’Imploding The Mirage, lequel a rencontré un franc succès.

Pourtant, comme tout le monde musical, la bande à Brandon Flowers a dû composer avec les annulations de concerts et les 
confinements successifs mais, pour autant, les croupiers de Las Vegas ne se sont pas démontés le moins du monde, ayant plus 
d’un tour dans leurs sacs!

À la surprise générale, un nouvel album (le septième) a donc vu le jour, constitué de compos créées lors des divers confinements. 
Cet opus est baptisé Pressure Machine et se veut, selon Ronnie Vannucci (batteur des Killers) et Brandon Flowers, un album quelque 
peu différent des autres : « un album concept » dixit Ronnie Vannucci.

En guise de teasing, une impressionnante volée de courts métrages décrivant et montrant les paysages de l’Ouest américain 
(surtout ceux du Nevada) a ébloui quelques paires d’yeux avides d’images fortes, lesquelles ont été vocalisées par des personnes 
habitant ces vastes zones au panorama idyllique.

Les morceaux de Pressure Machine ont pour objet principal d’évoquer l’enfance de Brandon Flowers. Le charismatique leader des 
Killers a tenu, lors d’une récente interview, les propos suivants : « Cet album parle de paysages que je connais et de gens que je 
connais tout autant, un genre de portrait de mon enfance. »

Une différence et une notion d’album concept qui s’expliquent surtout sur le plan musical, très peu de morceaux rappelant le style 
Killers, l’ADN du groupe des Rocheuses. In Another Life et le single Quiet Town ne consomment pas encore cette rupture avec le 
son entraînant et trépidant de Brandon et ses boys mais, aux antipodes de ces deux compos, figurent de nombreuses ballades qui 
fleurent bon l’Ouest américain, des étendues désertiques du Nevada à l’Arizona, sans oublier le Texas et la Californie. 
Les Killers osent ainsi une incursion dans la country, tordant littéralement le coup aux clichés et aux idées préconçues. 
Autrement dit les Killers, avec ce Pressure Machine, brisent les codes de leur zone de confort!

L’album commence précisément en douceur sur West Hills, magnifique ballade à laquelle font suite Terrible Thing, Cody ou encore 
Runaway Horses qui voit l’apparition de Phoebe Bridger. Un triptyque que seuls interrompent Quiet Town et Sleepwalker ce qui, 
néanmoins, ne saurait rompre le charme.

En entendant les somptueuses ballades que sont West Hills, Terrible Thing, Cody et Desperate Things, il nous semble ressentir la 
présence vocale de Bruce Springsteen, nous faisant dire que le boss n’est jamais bien loin! Les Killers et Bruce n’ont-ils pas chanté 
ensemble il y a quelques mois? Le très country Desperate Things et Terrible Thing sont les plus éloquents exemples de ce que 
Springsteen aurait pu ajouter à son répertoire.

Entre les morceaux, pas de blancs comme à l’accoutumée mais les voix off d’habitants de cette Amérique profonde qui nous font part 
de leurs histoires, tranches de vie insoupçonnées qui, parfois, fourmillent de non-dits et de secrets inavoués: des existences 
palpitantes, mouvementées et même, de temps à autres, brisées par la malchance et les coups durs de la vie.

Au fil des 11 morceaux jalonnant Pressure Machine, on croirait lire une multitudes de petites biographies romancées, si joliment 
relatées par leurs propres auteurs.

Un album qui se termine comme il a débuté, c’est-à-dire très tranquillement, avec The Getting By qui achève de nous transporter 
dans ce voyage à travers la ruralité de l’Ouest américain.


La simple expression d’album concept peut, à juste titre, faire craindre l’échec mais, avec Pressure Machine, force est de constater 
que les Killers ont brillamment évité les embûches et les écueils. Si inattendu fût-il, ce septième album de la formation du Nevada a 
révélé aux fans inconditionnels une autre facette de Brandon Flowers et de ses acolytes, un aspect de leur talent que d’aucuns 
ignoraient encore jusqu’à présent.

Une magnifique surprise qui devrait contribuer à égayer quelque peu cette rentrée tant redoutée, annoncée comme bien morose.

Pressure Machine de The Killers : un album à posséder de toute urgence dans votre discothèque!

 
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