FESTIVAL DECIBULLES, le mercredi 14 juillet 2021, Vallée de Villé, Neuve Église (67)

Last Train, Décibulles, le 14 juillet 2021, Benoît GILBERT

Pour une reprise des festivals, ce mercredi 14 juillet 2021 fut largement arrosé! Et il n’est seulement question de boissons houblonnées… Météo exécrable oblige, le festival Décibulles avait pris les devants: cette année par de parkings dans les champs au pied du site – pas de camping non plus faute à l’épidémie-, il fallait emprunter une navette soit au départ des villages avoisinants soit depuis Sélestat. Une innovation qui a mobilisé nombre de conducteurs (que l’on remercie grandement pour leur sympathie, notamment aux retours!), de rotations mais aussi de bénévoles aux points de départ pour faire patienter les gens, leur rappeler qu’il faut mettre son masque avant de monter, etc. (…) Au programme de cette journée où l’on fut trempé avant même que les premières notes ne pleuvent sur la pâture du Chena, trois formations à l’esthétique rock, JIVRE, Dionysos et Last Train.

 

JIVRE

Tout d’abord JIVRE, les “locaux” de l’étape. Le quatuor strasbourgeois, vainqueur du tremplin Décibulles 2020 a démarré cette soirée avec un post punk aux quelques accents de surf music. Au programme, essentiellement des titres de leur EP No Beach (2019), à l’instar de Jocelyne ou In my dreams, ont jalonné les presque 3/4 d’heure mis à leur disposition devant un public grandissant et satisfait par ses sonorités garage.

 

DIONYSOS

Puis vinrent, pardon revinrent les trublions de Dionysos. Déjà là en 2019, la bande à Mathias Malzieu a fait le show sous des trombes d’eau. Invoquant tantôt le soleil, tantôt les monstres merveilleux qui parsèment ses ritournelles endiablées (Giant Jack, Miss Acacia, Mister Chat, …) rien n’y a fait! La pluie a persisté mais n’a pas découragé une foule en liesse et en Kwai. Comme de coutume (oublions le covid un instant), le spectacle s’est clôturé avec un slam jusqu’à la régie pour le frontman. Oui même avec seulement 1 500 convives, il a rejoint le centre de contrôle afin d’haranguer depuis ce perchoir une dernière fois des spectateurs heureux et (peut être) ragaillardis par la bière !

 

LAST TRAIN

Enfin, c’est Last Train, déjà présent en 2017, qui est missionné ce mercredi pour ponctuer cette soirée. Sous une pluie qui ne semble pas vouloir finir (!), les quatre entament un concert pied au plancher, alternance de titres piochés dans leurs deux albums mais qui connaissent des modifications nombreuses. Sur Disappointed ou Fire pour ne citer que ces deux-ci, on est loin des versions studio avec des extensions voire des parties totalement repensées, des ruptures et caetera. Bref, le sentiment que la tournée estivale a été largement rodée en amont, n’en déplaisent aux spectateurs qui les auraient déjà vus par le passé. Pour son premier concert en Alsace depuis celui de la Laiterie en décembre 2019, autant dire une éternité, les musiciens semblent émus et livrent une prestation sans retenue, preuve en est le final qu’est Big Picture, l’apothéose de ce concert, peut être de cette soirée.

C’est sous une pluie toujours aussi présente que les spectateurs redescendent la pâture désormais ultra glissante (quelques chutes sans gravité, si ce n’est pour les fauteuils des bus) et attendent la navette du soir. La patience et la bonne humeur furent de rigueur.

 

-Mots et photos: Benoît GILBERT

Merci à toute l’équipe du Festival pour son accueil!

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