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The Flaming Lips, American Head

Après 37 années d’une carrière baignée de rock indie et psychédélique, The Flaming Lips sont de retour avec leur seizième album, mixé par le légendaire Dave Fridmann. Une longévité artistique remarquable, en dépit d’une période récente peut-être moins inspirée, appelant peut-être ce disque à rejoindre la liste non exhaustive de « ceux qu’on n’attendait plus ».

 

La voix de Wayne Coyne, leader historique du groupe, un xylophone enfantin, une atmosphère oscillant entre Beatles et Bowie : Will you return est un véritable enchantement et nous permet de rentrer avec plaisir et gourmandise dans cet album. Assez vite, au fil des titres, l’impression qui nous vient aux oreilles est que nous écoutons peut-être le meilleur album du groupe depuis 2002 et l’épopée Yoshimi Battles The Pink Robots. Flowers of Neptune 6 permet de prendre la juste mesure du talent de compositeur de Coyne, dans un titre bouleversant et tout simplement beau, ou sur le réussi At The Movies on Quaaludes, avec des sonorités volontairement rétros et délicieuses. La recette de leur inspiration et de leur créativité vient peut-être du titre Mother I’ve taken LSD, enrichi de cordes et de rythmes quelque peu lunaire mai paradoxalement familiers.

 

Des sons inquiétants et kraftwerkiens au début de Brother Eye évoquent parfaitement la fragilité de notre époque, faisant écho aux soupirs rêveurs de l’instrumental Watching the Lightbugs Glow. L’intro quelque peu déroutante et brumeuse de You N Me sellin’ Weed cède vite la place à une jolie ballade folk pour amoureux exigeants et non apeurés par les bruits d’animaux, que l’on retrouve en partie sur le plus angoissant et expérimental When We Die When We’re High. Si certains titres à l’instar de Mother Please Don’t be Sad apparaissent quelque peu fade – mais réussis -, se détache un duo avec la chanteuse country Kacey Musgraves sur God and The Policeman, qui amorce une conclusion définitivement apaisante avec My religion Is You.

 

Un retour lumineux, réconfortant et enchanté, permettant d’associer une fois n’est pas coutume le 11 septembre à un moment heureux de l’année. De belles mélodies toujours aussi étranges et envoutantes, que l’on devrait tous susurrer sur le bout des lèvres (enflammées ?).

 Julien Lagalice

Note : 8,5/10

 

(Flaming Lips, Flowers of Neptune 6).

 

Artiste : The Flaming Lips

Album : American Head

Date de sortie : 11 septembre 2020

Catégorie : album rock

Genre : rock indie, psychédélique.

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