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BRNS, Patine

Pias Recordings Belgium/2014

C’est révélé par Wounded, un premier EP puissant, que le groupe belge BRNS s’était immiscé sur la scène indie rock en 2012. Fort de leurs 200 concerts, ils reviennent aujourd’hui avec Patine, un disque à la pop taciturne, subtil alliage de tintements métalliques et de chants clairs.

Patine, le mot est bien choisi pour qualifier les forces à l’œuvre dans le premier album du quatuor. Chaque morceau semble en effet avoir été travaillé, lustré comme un vieil objet en bronze auquel on voudrait redonner de l’éclat. Dès lintro, quasi instrumentale, BRNS nous transporte dans un univers régi par les métaux, où carillons et triangles font écho aux cymbales de la batterie.  Avec le morceau Void la plénitude nous gagne. S’en suit Slow Heart, plus dissonant où la voix argentine de Tim Philippe s’oppose aux éclats sombres des cordes de la basse.
L’intensité monte d’un cran avec My Head Is Into You,  joyaux de mélancolie dans lequel la voix pénétrante du chanteur/batteur évolue entre les brumes moroses du synthé avant de s’évanouir dans un déluge électrique de batterie et de guitare.
Les sonorités ferreuses d’Interlude et de Behind The Walls semblent avoir été combinées comme pour obtenir un alliage de métaux précieux. Et c’est bien ce qu’est Patine, véritable bijoux d’orfèvreries avec ses  mélodies à tiroirs comme dans Inner Hell, ses rythmes imprévisibles – qu’on retrouve dans One, Two, Three, Foor – et ses variations de genre – perceptibles dans Last Gaze -, couche successives de cold wave d’un noir profond, d’indie rock rocheuse et de électro-pop cristalline.

Justine L’habitant.

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