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The last internationale, Soul on fire.

Le combo originaire du Bronx The last internationale revient en force avec son quatrième album intitulé Soul on fire, produit par Tom Morello de Rage against the machine. Le duo constitué de Delila Paz (chant, basse) et d’Edgey Pires
(guitare) a choisi, dans ce nouvel effort, de nous faire passer un message se voulant contestataire et politique, par le biais de véritable protest songs. Les morceaux de Soul on fire sont interprétés dans la plus pure tradition rock, certaines compos étant même davantages tournées vers le blues. Les membres de The last internationale, à l’instar de Joan Baez ou de Janis Joplin en leur temps, se posent en porte-parole des sans voix.
Edgey et Delila n’hésitent pas à dire ce que de nombreux américains, par peur ou timidité, préfèrent taire tout en n’en pensant pas moins : dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Tous les thèmes fâcheux et que certains jugerons tabous (on ne citera pas de noms) sont abordés : inégalités trop criantes, politique d’immigration menée par Trump ou encore la désastreuse situation financière des Etats-Unis.

Soul on fire, c’est l’expression d’une rage que l’on ne peut contenir. Riffs de guitare accrocheurs d’Edgey, voix stridente et supersonique de Delila, voilà l’explosif coctail que nous sert The last internationale à l’écoute de ce LP.
Le duo du Bronx est à feu et à sang, corps et âmes embrasés par le rock et la rage. Les temps sont durs, Hard times le traduit parfaitement en musique, mieux encore que les mots. On se rapproche à grandes enjambées, sur ce Hard times, de Led Zeppelin ou de Janis Joplin. Le feu d’artifice contestataire ne fait que commencer, dixit Edgey et Delila. S’enchaînent les compos rentre-dedans telles que Mind ain’t free, Tempest blues et Freak revolution. La tempête fait effectivement rage et The last internationale a le blues, celui de constater que leur Amérique se déchire et se détruit à petit feu mais la musique, adoucissant les mœurs selon l’addage, comble toutes les impuissances. Soul on fire et Modern man, somptueuses compositions de cet album, sont un peu plus cooles et relâchées, sauf la voix de Delila éructant un « soul on fire » pas piqué des hanetons. Si la guitare rugit moins, ce n’est manifestement pas le cas de Delila que l’on compare volontiers à une tigresse ou une lionne surgie des enfers, uniquement pour notre bien.

Soul on fire figurera indéniablement parmi les albums incontournables de cette année, collant pile poil avec l’actualité américaine. Les brûlots composant ce nouvel opus de The last internationale tombent à point nommer.
Le rendez-vous entre le duo américain et la capitale francomtoise s’est avéré manqué mais espérons vivement que ce ne soit que partie remise. Un concert qui, à en juger par cet explosif Soul on fire, devrait valoir son pesant de cacahuètes !

Note de 10 sur 10.

Jean-Christophe Tannieres

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