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DEAD HORSE ONE

Qui?

Pourvu d’un nom de formation dont “l’idée est venue d’un pote australien qui trouvait que ça sonnait “ambiance mission suicide du Vietnam”” (dixit Olivier Debard), Dead Horse One est un quatuor formé à Valence en 2011. En son sein, on compte donc Olivier Debard (guitare et chant), Ludovic Naud (basse et chant), Antoine Pinet (batteur) et enfin Ivan Tziboulsky, claviériste, quatre individus qui depuis leurs débuts ont soif de porter haut les couleurs d’un rock shoegaze. Oui un rock où les guitares saturées sont reines, le chant comme effleuré et totalement voué à un onirisme suranné, quasi-contemplatif. Abreuvés des productions qui brutalisèrent les oreilles à l’amorce des années 1990, citons My Bloody Valentine, Ride, Swervedriver ou encore The Telescopes, les Valentinois élaborent progressivement un rock entêtant mais avec un regain de mélodies pop.

La Laiterie – Dead Horse One

Armés de titres efficaces rapidement enregistrés, donnant lieu à des publications bien senties, ils arpentent la France du Sud au Nord, voire au-delà – dans la perfide Albion, expression qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en cette entame de nouvelle décennie, bref – au point d’être retenus pour assurer les premières parties de formations cultes, notamment Ride, Nothing encore Brian Jonestown Massacre. C’est d’ailleurs lors du passage du gang d’Anton Newcombe à Strasbourg, que j’ai découvert le groupe. Ouvrant pour les chaotiques Franciscanais dans la grande salle de La Laiterie, DHO avait alors dressé des murs de son dans l’enceinte alsacienne; une performance grisante qui avait retenue très positivement mon attention (live report ci-joint).

 

 

(Dead Horse One, Raven)

 

Quoi?

Question discographie, les quatre Drômois sont du genre pas radins avec quelques EP et 3 albums depuis 2012. Survol succinct ci-dessous.

En 2012, les Dromois déboulent concrètement avec Heavenly choir of jet engins, un EP de 3 titres aux sonorités puisées directement dans le panier des BJM – peut être aussi la facture du titre ? – avec des guitares semi-clean, gorgées de chorus, une voix à la Anton (enveloppée dans des effets sur He goes down), … en somme une invitation au psychédélisme lorgnant du côté de la Californie. Quoique, l’Oregon des frères ennemis de The Dandy Warhols ne semble pas très loin non plus avec le clavier du titre Alone. Bref, chacun y trouvera ce qu’il veut ou semble (re)connaître.

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=w5z8boJQngo

(Dead Horse One, Alone)

Deux années plus tard, Dead Horse One franchit l’étape du premier album. Pour l’enregistrement, le groupe fait appel à Mark Gardener, rien de moins que le guitariste de Ride. Le résultat se nomme Without Love We Perish. En 2014, les sonorités développées par DHO semblent s’être recentrées sur l’Europe, du moins dans un canevas de Britpop borderline, expérimentale, boostée à la wah wah (I love my man). C’est désormais davantage les premiers albums de The Verve et le shoegaze britannique qui l’emporte (By my side).

 

(Dead Horse One, I love my man)

 

2017, les 4 se rapprochent du label Requiem Pour un Twister.

Suite à cette signature, ils enchainent avec Season of Mist. Ce second opuscule est réalisé avec le producteur John Loring (Fleeting Joys), quant à sa femme, Rorika Loring, cette dernière assure les choeurs sur deux titres (Disconnected et Mesmerize me), une expérience délicieuse à l’oreille renouvelée plus récemment. 

Conjonction de deux mondes, Season of Mist brouille les pistes: psyché, shoegaze? Les deux Mon Général! Insight ou encore Forget about Jesus, pour ne citer que ces deux-ci nous tiraillent. Le son s’érige indéfiniment, comme aime le faire le BJM, mais la distorsion des guitares renvoie davantage à My Bloody Valentine. Enivrement garanti à l’issue de ces 10 morceaux répétitifs, mais non dépourvus de raffinements (le titre éponyme).

(Dead Horse One, Season of mist)

 

Trois fois sur le métier remettez votre ouvrage!

Fin 2019, précisément le 22 novembre, Dead Horse One publie son dernier né, The West is the best. Désormais le shoegaze supplante à nouveau – et nettement – le psyché originel du groupe (à titre d’exemple Echo street ou Saudade, morceau plaisant, interprété en compagnie de Rorika Loring). Cependant et comme pour le précédent effort, les Valentinois ne se sont pas résignés à réduire ce 9-titres, alternant formats courts (Saudade, Lost et Swallow n’atteignent pas les 3 minutes) et ceux un brin rallongés, à la quintessence shoegazer. Il y a davantage qui hante ce troisième LP. Une mue quasi-immobile s’est opérée. Premièrement, côté studio Loring est certes toujours là, mais aussi Mark Gardener! Un mariage génial aboutissant à un mix et une production de haut vol.

(Dead Horse One, Saudade)

Olivier Debard déclarait à la sortie de l’album qu’il s’agissait “une collection de chansons d’amour contrariées dans l’esprit de Sparklehorse et d’autres groupes des années 90”. Côté musique, le son apparait plus dur que sur les productions initiales, les wah wah hurlent (Shrine) comme si le grunge faisait son retour 30 ans plus tard (Olifnt). Toutefois la filiation la plus évidente en se penchant entre autres sur les guitares, pourvoyeuses de mélodies saturées, dévorantes et harmonisées (Falling), réside du côté de Chicago, des Smashing Pumpkins. Un peu comme dans une valse, DHO enjambe à nouveau l’Atlantique côté influences; The West is the best? La sauce à la mode corganienne pour façonner des pop songs ciselées (acoustique même avec Gaze), débordant de sonorités démesurées au service d’un spleen envahissant (quid de cette pochette?) a été reprise avec brio jusqu’au final My pain, titre traversé de part en part par des claviers, invitant au décollage dans une langueur consentie. Ici, les paroles se font rares et offrent rapidement la part belle à l’ambiance, comme dans un titre de Mellon collie and the infinite sadness, voire du … Spiritualized (ah, du psyché? …) A vous de juger. 

 

https://open.spotify.com/album/0VCp3ltRTuGJAfZfikMkDA?si=8GvNtH9fQ96KkAl6wCMWiQ

 

Quand?

Pour retrouver les clips, les albums, l’actualité et les futurs concerts de Dead Horse One, il y a la toile, avec

-une page Facebook: https://www.facebook.com/deadhorseone/

-un Bandcamp: https://deadhorseone1.bandcamp.com

-une chaîne Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCxQom4FtRN1MCuBS4QNjwvA

-une page Twitter: https://twitter.com/deadhorseone

Et si vous souhaitez acquérir, en particulier, The West is the best:  http://smarturl.it/deadhorseone

(Dead Horse One, Falling)

 

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