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BOMBAY BICYCLE CLUB, Everything else has gone wrong

On doutait de réentendre Bombay bicycle club sur un nouvel album, eh bien le quatuor londonien emmené par Jack Steadman nous a rassurés.
Depuis 2014 et l’opus So long, see you tomorrow, les Bombay menaient leurs vies de musiciens chacun dans leur coin, à chaque membre du groupe son projet solo. Six ans d’attente, ce n’est pas rien quand on est fan de cette formation so british !

Ce congé indéterminé sans certitude de retour a donc pris fin avec ce nouvel et cinquième effort baptisé Everything else has gone wrong. 11 morceaux placés sous le signe de la diversité, se partageant entre sonorités électro et ambiances plus rock, rythmes jaz zy et musique africaine. Les londoniens ont semble-t-il tiré les leçons de 2014 où leur musique respirait uniquement boucles synthétiques et électro.
Get up ouvre l’album en douceur avant la véritable entame des hostilités, laquelle est amorcée par Is it real ou encore Good day et plus par I can hardly speak.
Le bon son pop-rock psychédélique revient quelque peu en grâce avec Eat, sleep, wake (nothing but you), single dévoilé il y a quelques mois où les guitares s’épanouissent à leur guise, à l’instar du superbe I can hardly speak qui est dans la même lignée,. Ce morceau nous donne littéralement envie de battre la mesure en tapant des pieds sur le sol tout en accompagnant vocalement, sans la moindre retenue, un Jack Steadman donnant le meilleur de lui-même.
Everything else has gone wrong fait partie des morceaux electro, genre musical que notre quatuor ne peut se résoudre à abandoner. Dans Everything else has gone wrong, Jack Steadman entreprend de mettre sur la table avec sincérité toutes ces souffranses personnelles, les déboires connus durant sa période de dépression tout en clamant haut et fort qu’il renaît, tel le phénix de la célèbre fable de Lafontaine, enfin de ses cendres et qu’il repart de plus belle au combat. Deux phrases prononcées dans les paroles de Everything else has gone wrong résument fort bien cet état d’esprit de Jack et son besoin impérieux de s’épancher : « Je pense avoir trouvé la paix » ou encore « J’ai retrouvé un second souffle ».
Influences africaines et claviers sur Do you feel loved et Worry about you, ces deux morceaux permettant également à Jack Steadman de faire étalage de toute sa puissance vocale qui se manifeste, de temps à autres, par de grandes envolées lyriques. Bombay bicycle club a toujours si bien su nous dépayser par ses quelques compositions aux allures de danses africaines, ils nous le prouvent encore sur ce nouveau LP.
La guitare, on la retrouve dans Good day et ses sonorités 60’s car les Bombay font décidément dans l’éclectisme sur ce Everything else has gone wrong.
Ambiances jazzy avec Get up mais aussi new wave avec Is it real, morceaux qui à eux deux incarnent la facilité déconcertante avec laquelle les Bombay bicycle club jonglent, sans vergogne ni a prioris, d’un style ou d’une influence musicale à une autre.
Les britanniques savent aussi composer de magnifiques ballades, on le constate avec Racing stripes qui clôt somptueusement cet album.
Les trois pépites de Everything else has gone wrong son, sans l’ombre d’une hésitation :
I can hardly speak ; Eat, sleep, wake (nothing but you) et Everything else has gone wrong. Ils définissent le style et la patte Bombay bicycle club, symbolisent toute la joie pour nous de retrouver ce quatuor londonien qui nous avait cruellement manqués ! A entendre Jack Steadman et sa bande sur les 11 morceaux du LP, ce sentiment était apparemment réciproque.

Le 22 mars, Bombay bicycle club défendra Everything else has gone wrong au Trabendo à Paris. Ceux qui ne le connaissent encore pas auront l’occasion de le découvrir mais inutile d’attendre car cet album est d’ores et déjà disponible à l’écoute. Alors faites-vous plaisir, la balle est dans votre camp !

Jean-Christophe Tannieres

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