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This is not a love song 2019 – Premier Jour

Kurt Vile and the Violators, le 30 mai 2019, Festival This is not a love song, Nîmes, Sophie PONÇOT

Jeudi 30 mai 2019

Une grande première pour Sensation Rock, direction Nîmes qui, 3 jours par an se transforme en rendez-vous incontournable et ensoleillé des amoureux du rock.

Depuis maintenant 7 ans, la Paloma (Salle de Musique Actuelle de la ville de Nîmes) s’associe à l’association nîmoise Come on People pour nous offrir un festival dédié à l’indie music.

This Is Not A Love Song (TINALS pour les habitués) propose une double formule : après-midis gratuites autour de concerts, conférences, ateliers confection de couronnes de fleurs, jeux de société… et soirées payantes où les artistes se partagent 5 scènes.

Pour le premier jour, nous rejoignons le site seulement vers 21h. Nous commençons par faire le tour des infrastructures et nous familiariser avec le décor. La Paloma est composée de 2 salles – la « graaande salle » (où l’on nous souhaite la huuuge venue) et le club – ainsi que d’un petit patio doté d’une jolie scène en bois. A l’extérieur, se côtoient foodtrucks, bars, jeux, un espace karaoke et bien sûr deux scènes répondant aux jolis noms de « Flamingo » et « Mosquito ».

A peine sorties, nous entendons de la musique et nous approchons de la grande scène Flamingo pour y découvrir les célèbres rocks farmers THE INSPECTOR CLUZO. Fermiers le jour, musiciens la nuit, le duo atypique propose un rock radical largement inspiré du blues américain. Le public est captivé et ne se laisse pas prier pour accompagner le groupe et chanter « for my family » sur le titre Fisherman. Si l’on aime l’énergie dégagée par le duo, c’est surtout l’attitude du chanteur qui est mémorable. Jovial, un brin espiègle, Laurent Lacrouts ne cesse de prendre le public à parti : « Allez-vous êtes pas des parisiens, on n’est pas à rock en Seine, vous pouvez chanter plus fort ! » ; « Le vrai rock ne vient pas de l’Angleterre, mais bien des Etats Unis » finit-il par déclarer d’un ton malicieux.

Nous nous dirigeons ensuite vers la scène Mosquito pour découvrir l’américain RON GALLO. Tignasse bouclée, T-shirt rouge, pantacourt large, basket montantes, Ron a un petit côté rétro indéniable. Et pourtant accompagné de trois musiciens il balance un rock corrosif et survolté. Le jeune américain fait l’unanimité et une chose est certaine, on ne manquera pas de surveiller son avenir prometteur !

Après ces concerts en extérieur, nous n’avons aucune envie d’aller nous enfermer dans les salles intérieures. Nous rejoignons de nouveau la grande scène pour accueillir KURT VILE AND THE VIOLATORS. On ne va pas vous mentir, si on est venues ce soir c’est avant tout pour écouter sa folk planante. Ce qu’on aime chez Kurt c’est sa simplicité : cheveux long, t-shirt et chemise ouverte, le jeune chanteur sourit timidement mais ne cache pas son plaisir de jouer en live. Entre morceaux folk et pop, l’américain dévoile tout son talent de guitariste. On regrette seulement la différence de son entre Kurt et ses musiciens : si le son de la guitare de Kurt Vile est absolument parfait, celui de ses musiciens est loin de l’être. Sur certains morceaux les basse et guitare des musiciens sont poussées trop fort et propose un son complètement saturé. Kurt Vile nous quitte après une heure trente de set et nous laisse sur un petit nuage.

Il est temps pour nous de reprendre la route. Une chose est certaine, on a hâte de revenir le lendemain !

Par Séverine Quinault et Sophie Ponçot
Crédits Photo : Sophie Ponçot

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