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Judas Priest + Disconnected, dimanche 27 janvier 2019, Zénith, Paris

1 an après la sortie de leur dernier opus Firepower et d’une tournée mondiale en 2018 – dont un passage exclusif au Hellfest – Judas Priest revient dans notre bonne vieille capitale pour un unique show français (le premier de la tournée 2019). Ainsi, les pionniers du Heavy Metal sont-ils toujours en forme ? Spoiler : OH QUE OUI !

Après plus de 3h30 d’attente dans le froid parisien (et quel froid !), 19h sonne l’entrée sur scène de Disconnected, un groupe de metal français qui assurera la première partie. Le chanteur remercie la production de leur avoir offert cette précieuse opportunité. Est-ce un tour de force de la production ou le choix de Judas Priest de les programmer ? Aucune idée, en tout cas, ils sont bien présents et démarrent les hostilités.

Le groupe, rapidement s’est mis le public dans la poche en le faisant chanter et pogoter. Un style de metal – modern metal, comme ils se définissent eux-mêmes – assez proche de In Flames avec tantôt du screaming et tantôt du chant clair. Quelques samples sont utilisés, pour surement coller le plus possible à l’album d’origine White Colossus. Un bon moment pour se réchauffer après le froid polaire que nous avons dû braver pour pouvoir être aux barrières face à Rob Halford et sa bande.

20h10 retentit War Pigs de Black Sabbath : le public chante en coeur et s’impatiente de l’arrivée du groupe que nous attendons tous : Judas Priest.
La bâche qui cache la scène tombe et les premières notes de Firepower nous explosent aux oreilles. Le groupe nous gâte d’une scène aux couleurs de la pochette du dernier album, une scène heavy metal classique mais
très efficace.

Rob Halford nous montre une fois encore ses talents en matière de stylisme, avec une tenue toute argentée, qui scintille face aux projecteurs, mais également un slip rouge et noir rayé. Les vigiles eux-mêmes n’en
reviennent pas de la tenue. Du Rob Halford tout craché.

Les titres s’enchaînent avec Running Wild, Grinder, puis le puissant Sinner. Le groupe monte de plus en plus en puissance à chaque titre, et la réaction du public ne se fait pas attendre : des pogos fendent la fosse et les slams
commencent à arriver (sur nos têtes). Le groupe joue également des titres du (très bon) dernier album, dont Lightning Strike qui ne fait qu’alimenter
l’excitation déjà débordante du Zénith entier.

La mise en scène est assez classique avec Ian Hill à la basse qui se met en retrait coté droit, comme le veut la coutume des bassistes, mais qui vu ses expressions a pris un pied d’enfer. Glenn Tipton ne sera pas de la partie à
cause de sa maladie de Parkinson, mais Andy Sneap fait très bien le job tout comme Richie Faulkner qui s’éclate lors des solos, à poser pour les photos des spectateurs. Leurs guitares Flying V sont en feu et eux aussi !

Scott Travis lui est magistral et s’éclate tout autant derrière ses fûts et jongle avec ses baguettes entre chaque coup de caisse claire. Chapeau.

Rob Halford quant à lui sillonne la scène de tous les cotés et chante pour tout le monde. Sa voix n’a rien perdu, la puissance est toujours présente à près de 67 ans. On aimerait tous pouvoir être aussi en forme à son âge.

On sent une réelle énergie positive venant de la scène mais aussi du public : c’est le pouvoir du Heavy Metal. Les titres s’enchaînent et Rob Halford ne cesse de changer de tenue entre chaque chanson. Le groupe nous gâte de Turbo Lover qui met la foule littéralement en transe. Puis les tubes arrivent les uns après les autres : Freewheel Burning, You’ve Got Another Thing Comin’. La fosse et le Zénith tout entier est sous le choc tellement
l’ambiance est folle et hystérique.

Halford sort une fois de plus de la scène et revient sur sa moto peinturlurée aux couleurs de Firepower pour lancer le très célèbre Hell Bent For Leather reprit en coeur par toute la salle. Puis vient l’heure d’une des intros
de batterie les plus célèbres du Heavy Metal : Painkiller. Scott Travis fait claquer les peaux et s’active sur sa double pédale. Un seul mot : l’extase.

Nous sommes tous écrasés par la fosse qui pogote de plus en plus ; traduction d’un concert de metal réussi.
Puis vient le rappel avec les iconiques Electric Eye, Metal God…et bien-sûr l’ultra célèbre Breaking The Law que tout le Zénith reprend en coeur à s’en briser les cordes vocales. Un moment historique pour tout ceux qui aiment le groupe mythique et le Heavy Metal en général.

Mais sonne l’heure de la fin avec le très bon Living After Midnight, qui secoue une dernière fois Paris. Le groupe salue et le fond de scène affiche que le groupe sera bientôt de retour. Une chose est sûre, nous avons hâte de
revoir les Priest ! Pendant près de 2 heures, Judas Priest nous a montré qui était le taulier.

La tournée Firepower continuera sa route avec Ozzy Osbourne en Europe puis ira en Australie. Bonne tournée, et revenez nous vite !

Setlist :
1 – Firepower
2 – Running Wild
3 – Grinder
4 – Sinner
5 – The Ripper
6 – Lightning Strike
7 – Desert Plains
8 – No Surrender
9 – Turbo Lover
10 – Killing Machine
11 – The Green Manalishi (With The Two Prong Crown)
12 – Night Comes Down
13 – Rising From Ruins
14 – Freewheel Burning
15 – You’ve Got Another Thing Comin’
16 – Hell Bent For Leather
17 – Painkiller
Encore :
18 – Electric Eye
19 – Metal God
20 – Breaking The Law
21 – Living After Midnight

  • Clément BEAUMOND
  • Crédits photos : Clément BEAUMOND

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