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THE TWILIGHT SAD – It Won/t Be Like This All the Time

Il y a un peu plus de quatre ans, The Twilight Sad proposait Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave. Depuis ce quatrième album aux fortes réminiscences new wave, le groupe écossais a connu quelques changements de line up et a surtout effectué une grosse tournée aux côtés de The Cure. Après tous ces chamboulements, la formation anglo-saxonne nous revient avec un cinquième effort sobrement intitulé It Won/t Be Like This All the Time.

S’articulant autour du noyau composé du chanteur James Graham et du guitariste Andy MacFarlane, The Twilight Sad nous vient tout droit des lointaines contrées écossaises. Actif depuis le début des années 2000, le groupe s’est fait connaître du grand public en 2007 avec la sortie de Fourteen Autumns & Fifteen Winters, un joyau mélangeant habilement la tension du post-punk et la puissance de la shoegaze. Depuis, tout en gardant la recette de ses débuts, la formation a progressivement teinté ses compositions de couleurs new wave. Et ce ne sont pas les arrivées récentes de Johnny Docherty (basse), Sebastien Schultz (batterie) et Brendan Smith (claviers) qui viendront contredire ce nouvel élan stylistique. Un nouvel élan stylistique fièrement incarné par ce cinquième album.

Tout débute avec l’introduction presque électro de [10 Good Reasons for Modern Drugs]. On pense dés lors que la bande a pris un virage sonore radical, mais les titres suivants rappelleront sans mal les intentions de Nobody Wants… Il suffit d’écouter Girl Chewing Gum ou encore Shooting Dennis Hopper Shooting pour s’en rendre compte. L’accent reconnaissable entre mille de James Graham est toujours de la partie et la production se veut des plus soignées. Mais la grande force de ce nouvel opus réside principalement dans l’apport considérable des claviers qui donne une épaisseur particulière aux compositions. Des chansons comme Auge/Maschine et Keep It All To Myself illustrent plutôt bien ce phénomène. Les mélodies sont enveloppantes et les sonorités 80’s confirment l’attrait du groupe pour la new wave et la pop. La batterie de The Arbor rappelle d’ailleurs étrangement les Cure. Et on pense aussi rapidement à des formations emblématiques du genre telles que Modern English, Echo and the Bunnymen, Killing Joke et même The Chameleons. Même si l’orientation musicale est un peu différente, The Twilight Sad garde la même urgence et s’échine à proposer un contraste saisissant entre des couplets tendus et des refrains libérateurs. L’album est homogène, presque un peu trop, mais il réserve tout de même de belles surprises. On retiendra notamment la sublime et puissante VTr ou bien la plus épurée Sunday Day13. Deux titres qui représentent à merveille le caractère ambivalent de l’album. Un album où les retombées côtoient les envolées. Le calme et la tempête.

It Won/t Be Like This All the Time n’apporte donc rien de vraiment révolutionnaire dans la discographie du groupe. Cependant, on prend un malin plaisir à écouter ce nouvel effort même si les débuts rageurs de Fourteen Autumns & Fifteen Winters semblent tout de même être bien loin. La production brute laisse désormais sa place à une instrumentation cohérente et compacte, à l’image des épais murs de son du voisin de label Mogwai. Fort heureusement, le spleen se fait toujours autant ressentir et les fans de la première heure devraient y trouver quelque peu leur compte. Mais jusqu’à quand ?

Note : 6/10

  • Hugo COUILLARD

Artiste : The Twilight Sad

Album : It Won/t Be Like This All the Time

Label : Rock Action Records

Date de sortie : 18/01/2019

Genre : Post-punk

Catégorie : Album rock

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