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GENGAHR, Where Wildness Grows 

Gengar, c’est le nom d’un Pokémon malicieux qui change de forme, son nom dérivé de l’allemand peut se traduire par maléfique. Ne vous frottez pas les yeux, le site n’a pas été piraté par une bande de hacker de 8 ans. Nous parlons bien de Pokémon…   Point d’ensorcellement chez son homonyme musical, Gengahr, mais un brin de malice tout de même dans leurs mélodies accrocheuses. Successeur de  A Dream Outside  (Transgressive, 2015),   Where Wildness Grows marque le retour du quatuor londonien qui nous emporte dans un nouveau voyage pop un brin psychédélique. 

 

Le batteur Danny Ward confiait récemment que le premier jet de l’album n’avait pas satisfait le groupe. Ainsi, ils prirent la décision radicale mais courageuse de faire table rase d’un an de travail pour repartir à zéro. Enregistré en à peine deux semaines au Pool Studio dans le sud de  Londres avec aux manettes le producteur Neil Comber (M.I.A, Django Django…),  Where Wildness Grows confirme  les qualités créatives  des londoniens.

 

Before Sunrise  et  Mallory  ouvrent ce deuxième Opus dans la lignée de A Dream Outside. La guitare utilisée avec des sonorités ingénieuses et le chant cristallin de Felix Bush donne de la légèreté aux morceaux.

Is This How  You Love sur lequel Ellie Rowsell de Wolf Alice apparaît sur les chœurs marque le véritable point de départ de cette nouvelle aventure. Plus funky, une rythmique de départ filtrée façon dancefloor, Gengahr sort de sa zone de confort et tant mieux pour nous.

Mais ne vous affolez pas le renouveau est maîtrisé, les bases solides et les anglais évitent l’écueil de l’éparpillement.

Ainsi  la pop psyché de I’ll Be Waiting  et l’aérien  Left In Space  côtoient un rock plus direct avec l’implacable Carrion  et les guitares saturées et les chœurs entêtants du ténébreux  Where Wildness Grows.

Le reste est tout aussi savoureux avec le langoureux et dissonant Blind Thruth, la charmante ballade  Pull Over (Now), le Radioheadien Burning Air rappelant le morceau Just du quintet d’Oxford et le prégnant Rising Tides et son refrain addictif.

Whole Again  clôture l’album, Oxford est encore fortement présent sur ce morceau progressif et envoûtant en duo avec Billie Marten.

Gengahr fait un retour classieux et lumineux avec ce deuxième album, les anglais évitent avec brio le piège de rééditer un A Dream Outside bis qui aurait pu être tentant.

Laissons les cartes à jouer à nos enfants et collectionnons les albums de Gengahr tant qu’ils resteront d’aussi bonne facture.

 

  • Rémy Poidevin

 

 


 

Artiste: Gengahr

Album: Where Wildness Grows 

Label/Distribution : Liberator Music

Date de sortie : 9 mars 2018

Genre : Pop Rock Psyché

Catégorie : Album Rock

 

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