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RONE, Mirapolis

Erwan Castex Alias Rone nous présente  son nouvel album,  « Mirapolis »,  un voyage au cœur d’une ville futuriste toute en couleur aux tonalités electro-pop. Idéal pour combattre la morosité du mois de novembre.

La pluie, le froid, la nuit qui tombe à 17 heure, Mindhunter, Stranger Things….difficile de trouver une raison de sortir de sous sa couette.

C’est oublier le pouvoir de la musique et sa capacité à remotiver les plus « droopy » d’entre nous.

Avec Mirapolis, Rone vient nous réchauffer et nous sortir de cette hibernation qui commençait lentement à nous envelopper dans ses bras.

Nous l’avions quittés il y’a deux ans avec le sublime « Creatures » (InFiné, 2015). deux années durant lesquels outre une tournée, il a sorti un EP et créé un live pour la Philarmonie de Paris.

Lors, d’une récente interview, Rone indiquait qu’il n’envisageait pas l’album de cet façon. Il souhaitait travailler seul et avec peu de machines. Mais le concert  donné à la Philarmonie en janvier dernier est venu boulverser ses plans. Entouré de plusieurs musicens et auteurs dont le batteur des Battles John Stanier que l’on retrouve sur l’album, Rone a changer son fusil d ‘épaule et ouvert son univers aux autres. Le résultat : Douze pepites comopolites à l’image de cette ville sur la pochette dessinée par Michel Gondry.

Tel une introduction de films, « I,Philip » ouvre l’album avec délicatesse. Tout d’abord destructuré avec seulement quelques notes de synthétiseur entrecoupé de silence, le morceau se construit lentement autour d’une nappe synthétique qui nous fait entrevoir les contours de cette cité. Welcome to Mirapolis…

« Lou »  est marqué par la présence de John Stanier (Battles) à la batterie. Le son des fûts mélé aux claviers resonne tout du long et apporte beaucoup d’énergie.

Premier featuring vocal de cet opus, « Faster » porté par la voix grave et nonchalante de Saul Williams démontre la capacité de Rone à garder son identité tout en laissant la place à ses invités .

« Switches » ballade mélo sublimée par le dandy Baxter Dury n’échappe pas à la règle. L’alliance entre le magicien électro et le chanteur britanique est des plus réussie.

On retrouve cette même mécanique sur le morceaux « Wave » qui accueil Noga Erez et  « Down for the Cause » sur lequel Kazu Makino (Blonde Readhead) pose sa voix.

Sur « Everything », la guitare de Bryce Dessner (The National) accompagne un Saul Williams revendicateur qui nous transperce avec un texte fort denonçant l’arrivée de Trump au pouvoir.

 « Zapoï » titre le plus court de l’album marque une parenthése aérienne.

Avec  « Spank », « Origami »,« Brest », et « Mirapolis » on retrouve le producteur qui nous fait danser depuis plus d’une décénie. Ces morceaux sont taillés pour la scène, ils vont nous faire transpirer à grosses gouttes et on est impatient de pouvoir les découvrir en live. Mention particulière à l ‘intro d’ « Origami » qui nous renvoie aux belles années d’Underworld et de  « Born Slippy ». Le tempétueux « Brest » que nous avions découvert il y’a déjà deux mois renvoie toujours autant de puissance. La batterie une nouvelle fois utilisée avec brio et le trio à corde Vacarme n’y sont pas étranger.

Sensiblement plus pop, et moins dark que ses prédécesseurs, Mirapolis sera à n’en pas douter un des albums phare de cette fin d’année. Alors, ne regardez pas la pluie par la fenêtre, éteignez votre télé sortez de sous votre couette et écoutez le nouveau Rone.

Rémy Poidevin

 

On rappelle que Rone se produira ce vendredi 24 novembre à La Rodia de Besançon, ainsi que Sorg et Ghost of Christmas. Réservez vos places à cette adresse :

http://www.larodia.com/agenda/16/1273-Rone-Ghost-of-Christmas-Sorg.html

 

 

 

 

Artiste : Rone

Album :  Mirapolis

Label/Distribution : InFiné

Date de sortie : 3 novembre 2017

Genre : Electro/Pop

Catégorie : Album Rock

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