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WE WOLF

Qui ? Après la bête des Vosges ou celle du Gévaudan, voici venir celle qui se terre dans les Montagnes Noires bretonnes… L’animal obscur, tétracéphale, et sujet à la lycanthropie par soir de pleine lune, aurait commencé à roder aux environs de 2014-2015 selon certains… À L’époque, la métamorphose s’est emparée de Tom, alors chanteur, claviériste et guitariste, d’Alexis second gratteux – sévissant aussi chez Elk Eskape –, Valentin le bassiste et de Pierre le batteur, désormais partageant un destin commun, We Wolf ! Combinant de nombreuses influences, mêlant la new wave de Joy Division, New Order, le prog floydien, l’univers des films d’horreur à la Carpenter, ou les actuels The Horrors et Savages, ce combo aux crocs acérés, estampillé post-punk synthetic, crée des dédales sonores gorgés de synthétiseurs et autres saturations, semblables à des odes crépusculaires. En somme, un univers musical noir, lugubre, fantomatique, dans lequel la chaleur d’une voix riche en trémolos apparaît comme un phare salutaire.

Quoi ?

Grâce à une campagne de collecte de fonds, le groupe a publié le 03 février 2017 un EP de 5 titres ciselés avec le souci du détail, baptisé Movements. Mieux vaut tard que jamais, revenons en quelques points sur ce premier mini-album qui, soyons honnêtes (donc subjectifs), est une belle réussite. 24 minutes de délicieuse noirceur ; un vrai coup de cœur ! Amateurs de loups garous et d’autres métamorphoses monstrueuses, ce disque est taillé pour vous.

La bien–nommée Overture est une brève piste, un brin solennelle qui d’entrée de jeu comme dans un titre de Air, voire Jean-Michel Jarre (rien de péjoratif, au contraire allez redécouvrir Oxygène ou Equinoxe) nous invite à un voyage dans un univers où le tourment est omniprésent à travers des claviers labellisés 70’s. Sur Fugitive, ils s’entrelacent à une guitare rugueuse avant que la voix ne s’élance lors de refrains poignants. Primal est une chanson dynamique et semblable à un hommage à The Horrors, (notamment Primary colours, 2009) avec ses sonorités fiévreuses et susceptibles de désorienter sciemment l’auditeur afin de le jeter dans la gueule de la bête sauvage, qui finira par se dévoiler sur le dernier morceau.

https://www.youtube.com/watch?v=DZNS2UIMVa0

(Primal)

Erosion est un titre complexe mais au combien captivant, quasi progressif. Une magistrale décélération accompagnée de sons oppressants et agressifs, comme sur Burnin de Daft Punk, vient à deux reprises mettre de la confusion en lieu et place des arpèges teintés de chorus et des beats percutants et froids comme une boîte à rythme. Le final réside dans un chaos bruitiste qui n’est pas sans rappeler Pink Floyd ; du bel ouvrage.

Fever referme ce 5-titres. D’abord lent et semblable à la bande à Gilmour version années 80-90, cette piste se mue et devient lugubre, alerte notamment grâce son synthé emprunté aux films d’horreur. Tel un chiasme, la fin reprend les codes de Air : le clavier haletant tutoie une basse ponctuelle et une guitare évanescente. La bête a croqué son auditoire !

 

Où et quand ?

Depuis 2016, la formation a assuré des scènes bretonnes, parisiennes, des Festivals (Les Papillons de Nuit), la première partie des Stuck in the sound, … Une mini-tournée est d’ailleurs prévue pour la fin octobre 2017, avec pour le moment le 27 octobre au Pop In à Paris.

Pour plus d’informations, le groupe tient une page Facebook, un bandcamp (avec les paroles de deux titres) et un site offrant l’écoute du EP.

Site : http://www.wewolf.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/pg/wewolfdown

 

https://www.youtube.com/watch?v=Iwv14mta4r4&feature=youtu.be

(Fever)

 

-Benoît GILBERT

 

 

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