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HUBERT-FÉLIX THIÉFAINE, mardi 04 juillet 2017, la Poudrière de Belfort (90)

20h : Devant la petite salle de la Poudrière, au pied du lion de Belfort, les premières personnes qui ont eu la chance de pouvoir se procurer un billet attendent dans une petite cour créée pour l’occasion. Ça discute, ça boit des bières, quelques-uns arborent un tee-shirt du VIXI Tour XVII. Les gens ont la cinquantaine en moyenne, certains plus jeunes, d’autres plus vieux. Parmi eux, l’un a découvert Thiéfaine il y a trois ans et espère qu’il va jouer Alligator 427. Il en rêve. Il regarde un autre en rigolant : 113ème cigarette sans dormir, lui dit-il en sortant une roulée. L’attente est conviviale entre les deux centaines de personnes autorisées à rentrer ce soir.

20h30 : les portes s’ouvrent et en quelques minutes, tout le monde est à l’intérieur. La salle, petite et voûtée, laisse présager un concert intimiste et chaleureux. La scène de quelques mètres de large s’élève devant nous d’un demi-mètre seulement. Thiéfaine et ses musiciens seront près, même pour ceux qui seront loin.

 

21h : Ils montent sur scène et le concert démarre avec une chanson du dernier album : En remontant le fleuve. Dès les premières paroles, on reconnaît la voix, le style, caractéristiques et immuables. Thiéfaine salue le public et lance la seconde chanson en disant que s’il n’avait dû chanter qu’une seule chanson ce soir, cela aurait été Médiocratie. Puis Confession d’un never been et Angélus. Il enchaîne en remerciant Thomas Pesquet car « on sait maintenant grâce à lui où se trouve le Kazakhstan et Karaganda. Mais Karaganda, ce que l’on sait moins c’est qu’elle abritait un camp de travail pénitentiaire spécialisé dans la torture des enfants durant la guerre ». Le concert continue avec Femme de Loth et La ruelle des morts.

Puis viennent des titres plus anciens, à commencer par une chanson « écrite quinze ans avant Tchernobyl et quarante ans avant Fukushima » : Alligator 427. Il évoque ensuite « quarante chansons écrites durant son année de terminale et dont ils n’ont pas du tout tenu compte au bac ! » : Je t’en remets au vent. Puis il enchaîne, « puisqu’on en est dans les souvenirs, une chanson que tout le monde attend depuis le début » : La fille du coupeur de joints, en totale symbiose avec le public. A la fin, on entend crier « Thiéfaine, on t’aime ! ». Il répond « vous savez, moi je ne m’aime pas beaucoup, mais, on a chacun nos problèmes… ». Vient ensuite Syndrome Albatros, une chanson qui lui a été inspirée par « le plus beau poète de la langue française, Charles Baudelaire ».

S’ensuivent une dizaine de titres bien connus, dont Lorelei Sebasto Cha, Les Dingues et les paumés et 113ème cigarette sans dormir. Thiéfaine compte aujourd’hui parmi ses musiciens son fils Lucas à la guitare, qui est comme en transe sur chaque chanson, et un second guitariste (l’illustre Alice Botté, que l’on ne présente plus!) qui s’est largement fait remarquer par ses performances, notamment solo. Au final, pas moins de 21 titres, un rappel, pour une durée totale de deux heures. Le public a apprécié et savouré ce moment privilégié. Cela recommencera demain.

 

Setlist :
En remontant le fleuve
Mediocratie
Confessions d’un never been
Angélus
Karaganda
Femme de loth
La ruelle des morts
Alligator 427
Je t’en remets au vent
La fille du coupeur de joints
Syndrome albatros
Stratégie de l’inespoir
Lorelei Sebasto Cha
Résilience zéro
Les fastes de la solitude
Errer Humanum Est
Autoroute jeudi d’automne
Les Dingues et les paumés
Sentiments numériques revisités
113ème cigarette sans dormir
Bipède à station verticale

 

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