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INTERVIEW : Blanker Republic

Mélangez une pointe de Green Day et de Foo Fighters avec une dose d’audace et de détermination et vous obtiendrez les Blanker Republic. Armés d’une énergie débordante en live, ils défendent depuis près de 3 ans leur rock brut et massif. A l’occasion de la sortie de leur prochain EP intitulé Hey You ce 15 février, nous avons rencontré ces 5 lédoniens effrontés.  

 

Pour commencer, comment pourriez-vous nous présenter les Blanker Republic ?

Antoine : Les Blanker, c’est tout d’abord une première formation puis une seconde, la première avec Brice au chant, Jules à la batterie, Simon et Marc à la guitare et moi à la basse, et on a intégré Valentin à la place de Simon, il y a un an.

Brice : C’est Simon, Marc et Jules qui sont à la base des Blanker ils se sont dit, pendant un festival il y a 4 ans, qu’ils voulaient fonder un groupe . Ils ont cherché dans leur entourage un chanteur et un bassiste. Moi ils me connaissaient d’un autre groupe, ils m’ont auditionné, et ça l’a fait direct. Notre point principal de sélection c’est une bonne entente, la même longueur d’onde. C’est ce qui s’est passé pour Antoine, et quand on a eu la contrainte de perdre Simon, c’était plus compliqué de retrouver quelqu’un.

 

Si on devait définir ce qu’incarne les Blanker…

Brice : Si on doit dire qui on est, nous sommes une famille, nous et tous ceux qui nous entourent. Ce n’est pas seulement nous 5 mais toutes les personnes qui bossent avec nous.

Antoine : C’est de la persévérance, on n’est pas un groupe qui comme les Arctic Monkeys vont sortir un EP et vont exploser en 2 mois, on est pas à l’abri d’avoir un coup de chance, ou une belle rencontre mais c’est par la persévérance qu’un jour on arrivera à percer par les efforts qu’on a mené.

Valentin : Énergie, quand on nous voit sur scène, c’est vraiment une autre ambiance que sur CD. On y met toute notre énergie.

 

Comment s’est passé votre changement de formation ? Quelles influences sur votre musique ?

Antoine : Tout de suite Valentin aimait les Blanker, il venait au concert, il connaissait déjà le groupe, il était motivé par ce qu’on faisait nous.

Brice : On ne demande pas un guitariste virtuose ou avec un matos de folie, ce qu’on voulait c’était du feeling et du sérieux. Valentin a pu nous montrer son sérieux et s’est tout de suite imprégné de notre univers.

Antoine : Valentin a une approche de la guitare différente de Simon. Simon était beaucoup dans les effets et la recherche d’un son travaillé, Valentin est beaucoup plus sur l’aspect technique. Ca nous a retiré certaines choses sur les arrangements type sons, mais ça nous a apporté beaucoup sur les solos notamment.

Vous avez sorti un premier EP en 2015, quels retours vous en faites ?

Antoine : C’était une découverte, dans le sens que c’était notre premier EP et le cheminement était long.

Brice : On découvrait ensemble comment on pouvait enregistrer. Quand tu enregistres quelque chose tu te rends compte de ce que chacun veut entendre. Et c’est pas comme quand tu répètes un morceau.

Antoine : C’était une confrontation vis à vis de nous même. Ma première expérience, je ne pouvais pas enregistrer un morceau parce que je ne savais pas assez bien jouer. J’ai appris la basse sur le tas avec les Blanker, je ne pouvais pas être à la hauteur des attentes du studio. Si on avait pas eu la patte de Flavien ( ndlr Flavien Van Landuyt, ingé son pour le studio “Le Zèbre”) pour nous aiguiller, on ne sait pas où on en serait aujourd’hui. On a eu la chance de tomber sur un mec qui en nous écoutant nous a donné une vraie direction.

Brice : Confrontation technique et identitaire, il nous a permis de savoir où on voulait aller. S’entendre tous ensemble. On a fait 5 morceaux qui étaient peu semblables les uns aux autres. Cet EP, on l’a pas pris comme un échec même si on pourrait ne pas être satisfait, mais il nous a permis de nous poser les bonnes questions.

 

Avec ces nouveaux titres, on peut parler de continuité ou de nouveau départ ?

Brice : Continuité ! Avec le premier on a ouvert quelque chose qui était plus large, avec le deuxième on a recentré les choses, sur les thèmes des chansons ou les couleurs qu’on voulait leurs donner. On a voulu être beaucoup plus transparent sur ce qu’on voulait donner et sur ce qu’on ressent.

 

Sur ce nouvel EP, les titres sont très hétérogènes…

Valentin : On peut croire à l’écoute de l’EP que l’on ne perçoit pas bien notre identité, mais ça prend son sens en live. Les morceaux ne sont pas là pour rien, et sont vraiment notre identité. En studio on a un son plus travaillé avec un mec qui est derrière, sur scène on a que 2-3 pédales, et pourtant les morceaux s’intègrent complètement dans notre set.

Antoine:  Si on compare chansons par chansons entre premier et deuxième EP, on peut dire que Don’t Have A Look Down ” très électro” on le retrouve beaucoup sur Should I Be Blamed, le côté “baston” sur Get Away on le retrouve sur Wanna Be Somebody. Et le côté plus mélodique de Hope c’est comme sur In My Mind.

Brice :  On a tous des couleurs différentes qu’on essaye de défendre. Et on essaye de le faire de la manière la plus transparente possible.

Marc : Un EP c’est soit tu racontes une histoire, soit tu montres ce que tu sais faire. Et c’est ce qu’on fait là, on a choisi de montrer ce qu’on sait faire.

Quelles sont vos influences, et plus particulièrement sur cet EP ?

Marc  : En studio, Flavien nous a demandé qu’on emmène sur chaque morceau des parties de morceaux qu’on aime pour travailler dessus, Should I Be Blamed, on prend ça à la Imagine Dragons, Hey You par Foals, Wanna Be Somebody, un son plus à la Rival Sons, limite stoner, Into My Mind c’était plus U2 d’un côté et sur les refrains un peu Bring Me The Horizon.

Brice : Pour ma voix c’est Green Day et les Arctic Monkeys, on me fait souvent des références à ça. Marmozets, Foals, Rival Sons et Foo Fighters pour le son, c’est une belle mixture de tout ça.

 

Vous avez eu l’occasion de faire plusieurs dates en dehors de la région l’année dernière, notamment avec The Amsterdam Red Light District, comment avez vous vécu cette expérience ?

Brice : Ça fait du bien de se remettre en question, et on a vu ce que ça fait d’être enfermé les 6 dans un Espace qui roule à 104 km/h. On sait ce que c’est de tourner ensemble et on a passé une super semaine. On savait que ce serait une expérience humaine forte, mais ça a été encore plus fort. On a rencontré des gens géniaux, ensemble on a passé des moments géniaux. Et on est revenu pour notre dernier concert, à Lons le Saunier, encore plus fort.

Valentin : Il n’y a avait pas grand monde, tu te dis que t’es pas grand chose sorti de ta région. Il y en a beaucoup qui prennent le melon, qui sont régionaux, et le jour où ils sortent, ben ils réalisent que ben non personne ne t’attend.

Brice : On veut recommencer cette expérience, on a investi dans un van. On va tourner pour découvrir de nouvelles choses, parce que la musique est une super façon de voyager.

 

Pour finir, l’endroit idéal pour écouter vos nouveaux morceaux ?

Brice : Dans la voiture sur l’autoroute à fond !

Marc : Au supermarché !

Antoine : En soirée si tu veux te filer la pêche !

 

Le mot de la fin ?

La famine, le Cognac et merci !

Merci à Valentin, Antoine, Marc et Brice. Le nouvel EP de Blanker Republic sera disponible dès ce 15 février sur les plateformes Spotify et Deezer et en vente depuis leur page Facebook. Vous pouvez également les contacter via leur site web.

 

  • Eugénie BURNIER

Crédits photos : Anais Nannini, Christophe Garin, Blanker Republic

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