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MICHAEL KIWANUKA, Dimanche 20 novembre, Epicerie Moderne, Feyzin (69)

4 ans après la sortie de Home Again, nous avons retrouvé Michael Kiwanuka à Feyzin ce dimanche 20 novembre. Pour son grand retour avec son deuxième album Love&Hate, l’Epicerie Moderne affichait complet.

 

En juillet dernier, nous avions découvert son deuxième long format Love&Hate. 10 titres, tous uniques, et tous aussi puissants les uns que les autres. Une sorte de promenade agitée qui vous plonge au siège des sentiments les plus profonds de l’artiste.

Et il ne nous a fallu que quelques minutes de ce concert pour comprendre que le jeune londonien est armé d’un véritable pouvoir. En quelques notes il active la majestueuse machine à émotions de la musique, et vous emporte avec lui, très loin.

Longtemps comparé (et à juste titre) aux grands Bill Withers, Otis Redding ou encore à Bob Dylan, on le retrouve ici avec un univers bien plus singulier, et d’une incroyable authenticité.

A commencer par le morceau Cold Little Heart. Un air des Pink Floyd, une instru progressive, ensorcelante qui laisse place à une voix sensible et des paroles poignantes. « Bleeding, I’m bleeding / My cold Little Heart / Oh I can’t stand myself ». Il s’agit probablement d’un de ces morceaux les plus ambitieux mais des plus admirables dans lequel on trouverait presque un sens au nom Love & Hate.

Il enchaine avec Black Man In A White World, un titre teinté de Gospel et de son âme blues, qui conquit le public. Un refrain avec des paroles simples et répétitives mais avec pourtant tellement de sens et d’importances.

On retrouve sa touche soul et jazz dans des titres plus entrainants comme One more Night, ou des morceaux tirés de Home Again, tel que I’ll Get Along.

Et c’est à travers Love&Hate, Rule the world ou encore I’ll never love que l’on redécouvre réellement Kiwanuka. Des titres intimistes, qui retrace des sujets personnels, où la musique prend tout son rôle d’exutoire.  Même si les chœurs ont une place importante sur l’album, leur absence en live ne dénature pas pour autant les morceaux. Au contraire, elle laisse sa voix si intense et profonde prendre toute sa place.

Son coup de maître restera tout de même le morceau The final frame. Terriblement sensuel, il nous maintient en apnée pendant près de 10 min. Entre un rythme langoureux, sa voix hypnotisante et surtout, un jeu de guitare ou l’on croirait presque à du Jimi Hendrix. On ne respire plus, on l’admire. On est transpercé par chaque note, et on voudrait que ça dure encore et encore.

 

  • Eugénie BURNIER

Crédits photos : Rick Kern // Getty Images

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