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HOT HOT HEAT, Hot Hot Heat

Vous souvenez-vous des Hot Hot Heat ? Ces quatre rockeurs dandy, coupes de cheveux élaborées et looks soignés, sont originaires de Vancouver. Formé en 1999, le groupe canadien fait partie de cette vague « revival rock » qui a eu lieu à l’aube des années 2000, teintée d’une fièvre garage, de pop, de punk et de post-punk.

 On peut d’ores et déjà comparer Hot Hot Heat à The Kooks, Franz Ferdinand, The Libertines ou encore Interpol. La différence majeure, ici, se situe surtout dans la quête d’un son pop, voire power-pop ; où les membres du groupe prêtent une intention toute particulière à la construction des refrains. Ces derniers donnent aux compos des Hot Hot Heat des allures de tubes, parfois un peu passe-partout… Un élément qui pourrait les desservir. Leur dernier et ultime album, Hot Hot Heat, serait-il trop sage ?

Kid Who Stays in Picture constitue cependant une belle entrée en matière : le morceau écrit par Steve Bays, le chanteur du groupe, parle de la fin d’une amitié, de chemins qui se séparent. La chanson, bien produite, est savamment ficelée. Le refrain nous fait penser aux morceaux de The Kooks. S’en suit Modern Mind, un titre qui semble tout droit sorti d’un album des Strokes – en moins bien, forcément. Pour ce qui est de l’originalité, c’est un raté. Pulling Levers vaut d’avantage le détour, même si l’on retrouve encore des similitudes avec les Strokes période Angles dans la voix et sur les couplets. Le refrain est encore une fois plutôt bien réussi, dans le respect du bon titre pop.

Sur Magnitude, le rythme se fait plus calme et plus doux. Cette jolie chanson d’amour, à l’instru simple et épurée, est plutôt agréable. C’est un parti pris pour le chanteur : « Plus je vieillis, plus j’aime la jolie musique, celle qui montre la vulnérabilité », a -t-il noté lors d’une interview. Pour Mayor of the City, l’obsession du refrain propre et calibré est toujours présente. Le titre, ni mauvais, ni excellent, nous rappelle beaucoup de morceaux issus de la pop britannique.

La recette du groupe, aujourd’hui, a ce goût amer de « déjà vu ». Les morceaux du dernier opus des Hot Hot Heat ressemblent beaucoup à ceux que font The Strokes, et manquent cruellement d’émotion. Le groupe semble en perdition d’un style et d’une identité qui lui est propre. Le résultat, un peu plat, manque d’originalité. Dommage.

-Léopoldine

 

 

Artiste : Hot Hot Heat

Album : Hot Hot Heat

Label/Distribution : Kaw-Liga Records

Date de sortie : 24/06/2016

Genre : Pop/Rock

Catégorie: Album Pop/Rock

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