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AMBEYANCE

Ambeyance, c’est un mélange d’italo-disco, d’effets visuels ultra-colorés et de sonorités enjouées, composées par Eric et Charlotte. C’est seulement leur troisième live lorsqu’ils passent par Besançon en première partie de la tornade sud-africaine Dookoom et nous vous proposons leur première interview, afin de vous donner envie de suivre ce projet dans leurs aventures qui ne font que de débuter.

Pour commencer, au lieu de vous demandez de tracer un historique scolaire
de votre groupe, est-ce que vous pourriez le résumer en :
-3 adjectifs : dansant ; hybride et coloré !

-3 influences : Italo-disco pour le côté vintage et kitch ; Pop synthétique nordique, de Scandinavie ; et New-wave.

-3 couleurs : il y en avait deux d’office, vert et rose, on voulait s’amuser avec les couleurs complémentaires. Auxquelles on peut ajouter Glitter !

Votre photo est très flashy, très colorée, juste aux frontières du beau et du kitch avec beaucoup de rose et un effet laser-paillettes. D’où vous vient cette esthétique ?

C’est l’esprit italo-disco, discothèque, les boules à facette. Au tout début du projet, on a fait écouter notre musique à des amis qui nous ont dit “on se croirait en roller-party !”. Donc ça vient de cet univers-là, les jeux de projecteurs et de couleurs.

Charlotte : Je fais de la création lumière au théâtre donc j’aime bien m’amuser avec la fumée, saturer en couleurs.

Vous travaillez ou avez travaillé tous les deux à la Gaité Lyrique, c’est là-bas que vous vous êtes rencontrés ? A quel moment l’idée de faire de la musique ensemble a t-elle germé ?

On s’est rencontré là-bas il y a deux ans, on est tous deux régisseurs sur des projets différents. A force de s’échanger des sons, on a commencé à faire des impros ensemble, début 2015, puis vers le mois d’avril on a décidé que ça deviendrait plus sérieux et on a commencé à carburer. En fait nous avons été programmés sur un concert et c’est à partir de ce moment là qu’on a préparé un set.

Avez-vous participé à d’autres projets auparavant ?

Eric : J’avais un groupe de noise lorsque j’étais adolescent, je faisais de la guitare.

Charlotte : Je bidouillais des compos electro­pop chez moi depuis quelques années, mais je n’en avait jamais fait quelque chose. Ensuite j’ai intégré un groupe de pop expérimentale, Centre Aéré. J’ai fait mes premières scènes avec eux, ça m’a beaucoup aidé à me lâcher et décomplexer.

Tu a fait des recherches en musicologie, sur quoi portent-elles ?

Charlotte : J’ai fait une Licence « musique et son » ; C’était une formation qui portait autant sur les musiques dites “savantes” que sur les pop-­cultures et autant sur la technique que sur la création.. Puis un master de recherche avec un mémoire sur la « Synesthésie et matérialisation du son en art à l’ère du numérique ». J’étudiais comment on pouvait faire s’ incarner le son dans la matière dans l’art contemporain et numérique. Donc la Gaité Lyrique était l’endroit idéal pour travailler après.

Dans cet article, tu parles de synesthésie. Est-ce quelque chose que vous essayez de mettre en place dans votre projet Ambeyance, avec des couleurs et des sons ?

On va réfléchir à une scénographie pour nos lives, bosser sur un vrai show coloré. On appelle ce qu’on fait (pour rire) de la rainbow­dance, on imaginerait donc des aplats de couleurs crues, par exemple en éclairant le public d’une seule couleur. On utilise aussi de la fumée, des paillettes, des boules à facette. La fumée matérialise la lumière qui elle-même vibre et résonne avec le son. On aimerait aussi faire des choses interactives avec des capteurs. Tout en gardant une esthétique kitch, pour ne pas tomber d ans u n truc classe comme ce qu’on voit dans les shows electro actuels, très « design ». On veut garder cet esprit de fête et de discothèque.

Vous avez participé au festival Freeeeze avec Carpenter Brut et Perturbator, vous voilà maintenant avec Dookoom. Comment vous êtes vous retrouvés programmés avec ces noms là, qui ne sont pas des moindres ?

Nous avons cette chance de travailler depuis longtemps maintenant dans le spectacle et la musique, donc nous avons pu avoir de si belles dates par contact : des amis programmaient le festival Freeeeze en Lorraine et ce soir c’est grâce au bisontin Z erolex.

De quelle scène vous sentez vous les proches, la synthwave de Perturbator ou du trash de Dookoom ?

Nous avons des traits en commun avec la synthwave, mais on ne se sent pas pour autant appartenir à cette scène, qui se veut selon nous plus «sérieuse», «virile». Ce que nous faisons est plus léger, plus proches de la synthpop ou l’electro­-dance, on veut faire danser sur des trucs qui groovent à la Todd Terje ou LCD Soundsystem, avec des lignes de basse funk ou disco.

Le festival Freeeeze était d’ailleurs votre deuxième concert, comment est-ce que ça s’est passé ? Avez-vous eu une bonne réception ?

On était très stressé au départ puis on s’est lâché. Les gens qui ne nous connaissaient pas étaient très réceptifs ; même ceux de la scène métal ont aussi apprécié, ça leur a donné envie de danser !

Un Ep est-il en prévision ?

On y songe. Pour le moment on autoproduit tout, on mixe tous les deux.

Avec quel matériel travaillez-vous durant la phase de composition ?

Avec tous les synthés qu’on a sur scène : un Moog Sub 37, un Minibrute. Et pour les numériques : un Mininova, un Roland SH­201… Qu’on espère bientôt remplacer par de l’analogique ! On a aussi un Streichfett, un Monotron, un petit Theremine : des petits gadgets. Et pas mal de plu-g­ins.

Vous pouvez expliquer votre configuration sur scène ? (fonctionnement au niveau de l’espace, choix de l’emplacement des instruments sur la scène…)

On est entouré par nos synthés comme dans un cockpit et on circule rapidement entre eux. On joue tout le temps : on préfère jouer plutôt que de ne passer que des séquences. On a donc pensé à ne pas se déranger ni se marcher dessus sur scène.

Parmi les trois titres en ligne, il y a un remix du groupe Minuit. Pourquoi avoir fait ce choix ?

https://soundcloud.com/ambeyance/flash-ambeyance-remix

On les a d’abord vus jouer en finale des inrock lab à la Gaité lyrique et on avait aimé ce côté dansant et kitsch assumé chez eux. Peu de temps après ils ont lancé un concours de remix. On a sauté sur l’occasion pour s’exercer à ça ; ça faisait pas longtemps qu’on jouait. Même si on pas gagné, on l’a mis en ligne car on est assez content de ce qu’on a fait.

Les deux autres titres sont uniquement instrumentaux. Est ce qu’il y aura des voix dans votre Ep ?

Pour le moment on n’a pas de voix mais on compte en inclure. On n’a pas sauté le pas d’écrire des paroles et de chanter mais on aimerait avoir des morceaux vraiment pop.

Hot Shot, l’un des titres que vous avez mis en ligne, a tout du tube, de la musique ultra-efficace qui pourrait être utilisée dans une pub. Vous aimeriez voir votre musique diffusée sur quel type de support (film, pub, radio…) ?

Tous types de supports dès lors qu’on se sent en phase avec l’objet que notre musique accompagnera. Bien sûr, dans le cinéma ce serait un rêve ! Hot Shot, il inspire plus une vieille série policière des années 60/70, avec une course­ poursuite, un road­-movie ou un Tarantino !

https://soundcloud.com/ambeyance/hot-shot

Vous pouvez suivre Ambeyance sur   Facebook  //  Soundcloud

 

Merci beaucoup à Charlotte et Eric !

 

-Clémence Mesnier

 

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