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BOY, We Were Here

Si l’on se souvient du pop, folk, mais un (gros) brin, mélancolique Mutual Friends sorti en 2011, on sera probablement peu déçus de ce que nous prépare le duo au pseudonyme trompeur BOY, mais plus que jamais féminin, pour leur retour avec We Were Here.

C’est en 2008, que le duo composé de la zurichoise blonde Valeska Steiner et Sonja Glass, la hambourgeoise brune, se forme. La première prête sa voix pour le plus grand bonheur de nos oreilles aiguisées, tandis que la seconde l’accompagne, dans les choeurs parfois, mais avant tout à la basse, l’ensemble s’harmonisant avec un charisme certain.

Très vite, un titre que l’on qualifierait volontiers de « tube », récréatif et entêtant, Little Numbers, les envoie directement en tête des charts outre-Rhin pendant une longue période. Assez longue d’ailleurs pour qu’elles traversent la frontière et rencontrent un succès tout aussi rapide et étendu dans l’hexagone.

Les jeunes femmes savent, dès leurs premières notes échangées, s’entourer de noms sacrément flatteurs, comme Philipp Steinke, ou encore Thomas Hedlund, batteur du groupe Phoenix, dont on reconnaît d’ailleurs très bien l’influence dans l’univers musical des jeunes femmes.

C’est donc dans une même atmosphère sensuelle, pop, folk et posée, que l’on découvre les neufs nouveaux morceaux des jeunes artistes, toujours aussi affamées de joie de vivre, mais aussi de grands sentiments, jonglant entre l’énergie débordante qui leur sied si bien, et leurs peines de cœur presque larmoyantes qu’elles partagent dans certains refrains.

We were here, introduisant l’album, est certainement, tout comme l’était Little Numbers quatre ans auparavant, le titre accrocheur, et peut-être même (regrettablement), celui dont on se souviendra essentiellement, au détriment des autres. Le choix de la première place n’étant d’ailleurs sûrement pas hasardeux.

S’avance ensuite, dans l’ensemble de l’album, une atmosphère tout aussi calme, planante, qu’indéniablement pop et joyeuse qui caractérise sans aucun doute le duo, et qui reste globalement inchangée si l’on connaissait déjà Mutual Friends.

Des titres rythmés, où les guitares se libèrent et le tempo s’accélère, à l’image de We Were Here, ou Hit My Heart, à ceux fortement teintés d’une douce mélancolie (No sleep for the Dreamer, Hotel ou encore Rivers Or Oceans), on ne distingue finalement pas de réels bouleversements du côté de l’empreinte musicale, d’autant que celle-ci n’est pas forcément identifiable au premier abord.

Dans Flames et Fear, les deux filles laissent leur cœur s’en mêler. Chose qu’elles maîtrisent d’ailleurs sur le bout des doigts, et qu’il faut bien leur reconnaître. Puis vient une ballade légère dans les rues de New-York, les plus paisibles et reposantes que l’on connaisse semble-t-il.

Puis, un fini tout en douceur, s’apparentant à un calme planant, que l’on devine dès les premières sonorités et qui se confirme jusqu’aux dernières, dans le neuvième et dernier morceau, Into The Wild, clôturant le disque d’une manière assez propre et sereine.

Les deux filles sont donc loin de s’être dénaturées. L’esthétique personnelle est bien là. Les titres, parfaitement réalisés, restent dans la continuité de leur premier opus avec une musicalité travaillée.

Quoiqu’il en soit, BOY a réussi son retour, de sorte que les plus fidèles y trouveront très certainement leur compte, et que d’autres, on en est sûr, se laisseront aisément convaincre.

-Juliette

https://youtube.com/watch?v=GBcM6E5vlUA

Artiste : Boy

Album : We Were Here

Label/Distribution : Groenland Records

Date de sortie : 21/08/2015

Genre : pop

Catégorie : Album Rock

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