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LIVE-REPORT : FOIRE AUX VINS DE COLMAR, jeudi 13 aout, Colmar (68)

En ce jeudi 13 juillet direction la foire aux vins de Colmar. Malgré la chaleur étouffante, mon arrivée tardive ne m’a pas permis de faire le tour de la foire pour goûter quelques boissons avant d’aller dans le théâtre de plein air pour cette soirée de concerts.

L’entrée se fait très rapidement dans cette enceinte mi-couverte, mi-bâchée. Le show commence dans trente minutes mais le public est encore épars. Direction la fosse pour profiter du premier groupe de la soirée, les Dropkick Murphys. On commence d’entrée avec The Boys are Back. Les lumières vertes éclairent la scène, la variété celtique se mélange à un rock puissant. Nous voilà plongés au cœur de l’Irlande, seul problème, nos punks viennent de Boston. Le public est déjà en feu, les trente-huit degrés ne sont plus qu’un lointain souvenir car la température ne fait que monter. Après la première chanson, me voilà déjà, comme les gens qui m’entourent, complètement trempé.

Les Dropkick continuent de faire sauter la foule. La cornemuse et la mandoline se mêlent à la batterie et au son de la guitare électrique, le tout relevé d’un chant aux accents punks. Encore quelques morceaux puissants puis voilà le moment de passer à des choses plus calmes comme Rose Tattoo. La pause sera de courte durée puisque c’est désormais une alternance de rock et de ballade irlandaise qui nous est offerte. Un autre de leur tube revisita la variété irlandaise, Johnny I Hardly Knew Ya. La setlist continue mais voilà déjà les premières notes de la chanson qui fait leur renommé I’m Shipping Up To Boston qui clôturera ce passage des plus irlandais des américains à la foire aux vins.

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En regardant autour de moi, je ne vois que des gens venant de vivre un moment très festif, totalement exténués et suffoquant sous la chaleur. On peut cependant regretter que le son ait été trop lisse, atténuant les sonorités du folklore irlandais. Ce premier groupe a créé une ambiance hammam, il est donc temps de monter se rafraichir avant la venue de la légende Iggy Pop. Les gradins, quant à eux, sont désormais combles.

Ce petit passage par la buvette effectué, je retourne vers la fosse. Inutile de trop s’approcher, les mouvements de la foule vont sans doute me permettre d’y progresser rapidement. Le décor est sobre, un simple rideau en fond de scène et bien sûr une batterie siglée Iggy Pop. Notre papy de soixante-huit printemps fait son entrée sur No More histoire de mettre tout de suite la foule dans l’ambiance et de faire tomber la veste. Il enchaine tout de suite sur I Wanna Be Your Dog, The Passenger et Lust For Life, ses plus grands tubes. La foule est en délire. Mais l’énergie déployée sur scène se répercute dans les cieux. Voilà que l’orage éclate. La température chute pour notre plus grand bonheur, le vent et la pluie s’engouffrent dans le théâtre de plein air pour nous rafraîchir.

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Iggy toujours plein d’énergie danse et s’agite dans tous les sens. La bête de scène qu’il est n’a rien perdu de sa fougue après cinquante-deux ans de carrière. Cela est évident quand on voit avec quelle rage il balance systématiquement le pied de micro qu’un technicien se borne à lui remettre en place entre chaque chanson. Notre rockeur sait faire des ballades, mais cela n’est pas au programme de la soirée, après tout même si la température a baissé le public reste toujours aussi chaud.

Assis sur les enceintes de retour pour 1969 Iggy n’y restera pas plus de quelques secondes. Ce besoin de s’agiter dans tous les sens ne le quitte jamais. Il faut dire que lorsqu’il marche simplement, son allure fait peine à voir, on sent le poids des années. La soirée continue et une chaise fait son apparition sur la scène pour quelques poses suggestives. L’ex-leader des Stoogies s’allonge ensuite sur sa chaise pour une série de pauses étranges pour le plus grand plaisir des amateurs de photos.

Là aussi pas plus d’une chanson installée sur sa chaise, la bête qui est en lui a besoin de se déchainer. Mais voilà déjà la fin du show. Même si son corps est marqué par le temps, Iggy n’a rien perdu de sa fougue et mérite bien son statut de légende du rock. J’ai les yeux plein d’étoile, et enfin vu le dernier de mes artistes préférés manquant à mon palmarès.

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Après ce grand moment d’émotion que fut le concert d’Iggy, le théâtre commence à se vider. Il faut dire que le prochain artiste est l’OVNI de la soirée. On a déjà pu lire de nombreuses critiques sur le Facebook de l’événement concernant la venue des Français de Fauve dans cette soirée punk rock, qui plus est en clôture. Mais il faut rester curieux alors installons nous pour voir ce que ce groupe qui après tout est présent à pas mal de festival nous propose.

Voilà donc Fauve et son mélange de rock psychédélique, de spoken-words et d’électro. Il y a cette fois des effets visuels avec de nombreuses lumières et des écrans diffusant des images psychédéliques en fond de scène. Sans surprise le public est coupé en deux. D’un côté les fans de Fauve et de l’autre les rockeurs.

Les premières notes entrainent déjà le départ de ceux ayant décidé de rester pour voir à quoi Fauve ressemble. Il faut dire que l’électro domine les sonorités rocks. Le spoken-word du collectif est peu audible lors de cette soirée, on a du mal à distinguer les paroles. Après une première chanson voici Nuit Fauve mais comme le clan des rockeurs je ne suis pas emballé. Le long, trop long discours faisant suite à leur tube fait retomber l’ambiance et je décide comme beaucoup de quitter le théâtre de plein air.

Iggy restera donc la grande satisfaction de cette soirée. Dropkick quant à eux ont mélangé à merveille la variété irlandaise, le punk et le rock.

-Julien

Crédits photos : Julien Veret

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