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LIVE-REPORT : LOU DOILLON, SAMEDI 5 DÉCEMBRE, LA RODIA, BESANÇON (25)

Ce soir, la Rodia accueille Lou Doillon, venue présenter son dernier album en date, Lay Low. Le concert n’affiche pas complet mais vu le nombre de voitures garées aux abords de la salle, on se doute d’entrée que la fille de Jane Birkin a suscité la curiosité et l’envie chez bon nombre de personnes qui se sont pressées pour assister au concert de la charismatique chanteuse.

Il est 20h30 lorsque la première partie, l’américain Elvis Perkins, monte sur scène accompagné de son groupe. Ce natif de Los Angeles ouvre le bal avec une succession de titres issus de son dernier album intitulé I Aubade, délivrant une musique folk rayonnante. Le fils de l’acteur Anthony Perkins dénote d’une bonne humeur contagieuse, avec un phrasé et des notes d’harmonica qui ne manquent pas de rappeler Bob Dylan. Elvis Perkins et ses comparses nous embarquent dans leur univers un peu rétro et hippie-chic. Pour conclure leur court set, la bande offre un final digne d’une véritable fanfare folk, parsemé de la voix de velour d’Elvis Perkins qui fait mouche, de tambours marquant gaiement la mesure, d’une basse et d’un clavier donnant de l’ampleur au tout, pour une immersion réussie de quelques instants dans les années 70.

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Après 30 minutes de changement de plateau, les lumières s’éteignent à nouveau et les musiciens de Lou Doillon débarquent sur scène, rejoints ensuite par Lou sous un déluge d’applaudissements. Les premières notes de Good Man résonnent, un titre blues folk du dernier album, très bien ficelé. L’ambiance est intimiste, les jeux de lumières, notamment grâce aux ampoules suspendues en haut de la scène, donnent une impression de proximité avec le groupe. On peut affirmer que l’artiste a dépassé l’étiquette de “fille de” qui lui était attribuée de facto. Lou enchaine les titres, et nous embarque chaque fois davantage dans son univers folk et pop, empli d’une mélancolie et douceur rare. Lou Doillon est une personne simple, sincère, et surtout généreuse.

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En effet, l’artiste prend le temps de communiquer avec le public entre ses morceaux, de nous livrer des anecdotes et ses petites histoires, mais elle présente aussi ses musiciens, les applaudit même, c’est rare de voir ça et ça fait du bien. Le son en facade est vraiment bon, on distingue facilement chaque instrument.
La voix de Lou est rauque, grave, avec ce petit grain qui nous fait immédiatement fondre. Le public, lui aussi, est au rendez-vous et à l’air de succomber à ce timbre si atypique, les acclamations à chaque fin de morceau en atteste.
Le guitariste délivre quelques solos endiablés, gesticulant dans tous les sens, comme possédé par son instrument. Quant au pianiste derrière ses machines, son rôle est important, sa touche apporte davantage de profondeur aux compositions, avec des arrangements terriblement efficaces. Pour ce qui est du basse-batterie, rien à dire, tout est carré et millimétré.

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Durant ce set d’une heure et demie, les mentions spéciales vont au très bon Lay Low et son final mais aussi à Where To Start et Above My Head magnifiquement interprétés.

Lou Doillon revient sur scène pour un rappel, entamant seule au piano et à fleur de peau une magnifique version de Left Behind qui fonctionne immédiatement, tant elle est remplie d’émotions. Vient ensuite le moment de la dernière chanson, lorsque Lou se retrouve seule sur scène avec sa guitare. Weekend Baby résonne, la chanteuse prend un malin plaisir à jouer avec le public et à le faire participer en l’accompagnant sur le refrain.

Le set se termine donc sur cette note de partage, et finalement, le partage aura été le maitre mot de cette soirée. Merci Lou.

Crédits photos : E+N

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