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CALEXICO, Edge Of The Sun

Nouvel album de l’un des plus singulier groupes de l’ouest ricain, Calexico, cow-boys égarés, sans boussole ni frontière, et toujours accompagnés d’une flopée de camarades de route. Un voyage sonore au long cours, et à dos de bourrins, comme eux seuls peuvent l’imaginer… Rafraichissant.

Calexico, c’est un peu comme une BO d’un film de Tarentino avec en guests Julio Iglessias au Bouzouki et chœurs, les 16 Horsepower aux lassos et bandjos , Mike Scott en pasteur-chanteur et compas, et le Grand Orchestre du Splendid aux gamelles. Ajoutez toujours une pincée de Mariachis et plein de copains, et vous avez votre carnet de route ! On à du mal à l’imaginer, on croit que ca ne va aller nulle-part, et c’est exactement tout le contraire.

Car d’égarement apparent, il n’en est rien en vérité. Edge of the sun, dernier du groupe, en est finalement le parfait exemple. C’est bien là le paradoxe que cultivent joyeusement nos gaillards, depuis les années 2000, dans leur ouest originel de Tuscon Arizona.

D’entrée, Falling from the sky donne le ton. Une guitare délicate et vaguement urgente, un chorus de clavier vintage planant, la voix douce-amer, presque féminine, de Joey Burns, qui dans son refrain pose la question existentielle même du groupe « where do you fall when you have nowhere to go ? », appuyé par l’énergie d’une section de cuivres précise. Une chanson pop-rock délicate qui ne doit rien à personne.

Calexico à ce don rare d’être toujours capable du meilleur. Et de s’entourer des meilleurs…L’excellent Cumbia de donde a tout pour intégrer votre playlist estivale et les magnétos de plage. Du latino pur carnaval ou Amparo Sanchez, invitée participant à la fête, partage l’affiche autant que la ferveur mexicaine du groupe. Une ferveur que l’instrumental Coyoacan, genre de générique western gringo, ne dément certainement pas.

Mais il serait bien réducteur de se contenter de souligner les évidentes accointances latinos de cet album, et du groupe en général, tant le voyage nous emmène bien au-delà des contrées à tacos et mezcal. Un voyage ou l’on croiserait Bob Dylan chantonnant avec les Specials (Beneath the city of dreams), ou l’alternative country la plus pure (World undone) causerait blues celtique de comptoir avec les Pogues (Woodshed Waltz).

En fait, tout dans cet album vous invite à prendre la route, à taper des canettes entre potes, a lézarder sur les rochers, ou danser avec les loups.

Plutôt qu’inclassable, Calexico a juste la classe.

Et ce qui était décrit comme un projet musical par Joey Burns et John Convertino à leurs débuts est maintenant tout simplement une œuvre.

Si Edge of the sun n’est pas vraiment surprenant dans sa forme tant le groupe nous a maintenant habitué à mélanger les styles, ce soleil là est purement lumineux.

 

Artiste : Calexico

Album :  Edge Of The Sun

Label/distribution : AntiRecords

Date de sortie : 13/04/2015

Genre : Rock, Alternatif

Catégorie : Album rock

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